Rennes : Ce que l’on sait de la méga-panne qui a mis totalement à l’arrêt le métro lundi
Lundi a été noir à Rennes, avec les deux lignes du métro qui sont tombées en rade en même temps, provoquant une grosse pagaille dans les transports pour démarrer la semaine. Les ennuis ont démarré vers 15 heures quand un premier incident technique a été signalé sur la ligne A, entraînant l’arrêt immédiat du trafic. A ce moment là, neuf rames se trouvaient alors immobilisées entre deux stations. « Dans deux de ces rames, des voyageurs ont actionné les poignées d’évacuation et commencé à quitter les trains par les rampes d’accès », précise l’exploitant Keolis qui, par mesure de sécurité, a décidé de procéder à l’évacuation complète de toutes les rames. Suivant la procédure, des agents ont alors parcouru à pied l’intégralité de la ligne, longue d’environ 9 kilomètres, afin de procéder aux vérifications nécessaires. L’interruption du trafic se prolongeant, cela a entraîné « un second incident technique sur une autre rame, lié à une défaillance de batterie », poursuit l’opérateur. Un nouveau couac qui « a nécessité des opérations complémentaires afin de permettre le rapatriement au garage-atelier des deux rames concernées, afin que les autres rames puissent reprendre leur circulation sur la ligne. »
Les deux lignes en carafe en pleine heure de pointe
Après six heures d’interruption, un « record » sur la ligne A depuis une quinzaine d’années, le trafic a finalement repris un peu après 21 heures. Mais entre-temps, un incident a été détecté vers 18 heures sur la ligne B, Keolis n’en détaillant pas la cause. Pendant près de 45 minutes, ce sont donc les deux lignes du métro rennais qui se sont retrouvées en carafe, ce qui a mis un joyeux bordel dans la ville en pleine heure de pointe. Pour pallier cette situation « exceptionnelle », Keolis a très rapidement déployé un service de bus relais. « Des investigations techniques sont actuellement en cours afin d’identifier l’origine du premier incident et de mettre en œuvre les mesures correctives nécessaires », conclut l’exploitant qui espère, comme tout le monde, ne pas revivre de sitôt une telle galère.