Pour Nathalie Appéré, la loi d'urgence agricole
La loi d’urgence agricole, qui prévoit la possibilité de réintroduire, sous condition, deux pesticides interdits en France, a été définitivement adoptée lundi 20 juillet 2026 par le Parlement puis par le Sénat mardi 21 juillet de la même année. Les réactions politiques s’enchaînent. La maire de Rennes, Nathalie Appéré, estime dans un communiqué que « le gouvernement accélère droit dans le mur climatique ». Selon elle, « ce texte […] contient des mesures insensées. Réautorisation dérogatoire de deux néonicotinoïdes, souveraineté alimentaire, gestion de l’eau… [...]. Quand les professionnels de santé ferment la porte à l’usage des pesticides, le gouvernement les fait rentrer par la fenêtre. Quand les canicules s’enchaînent et les sécheresses s’aggravent, le gouvernement accélère la pression sur les milieux, encourage les pénuries d’eau et fragilise le partage des ressources. […] Ce déni climatique paraît impensable. À Rennes et dans notre métropole, la bataille pour la qualité de l’eau ne connaîtra aucun recul, ni aucun renoncement. » Une déclaration qui fait écho au travail du Sage (Schéma de gestion des eaux) Vilaine qui avait ouvert la porte à une limitation inédite de l’utilisation des pesticides, déclenchant l’opposition de l’agriculture conventionnelle.