Nouveau mail, parkings, aérogare, électricité… Comment l’aéroport de Rennes va être remodelé d’ici 2031
Dans quelques jours, lundi 26 octobre 2026, des passagers monteront à bord d’un avion de la compagnie aérienne Transavia, à l’aéroport de Rennes (Ille-et-Vilaine), direction Séville (Espagne) à l’occasion de l’ouverture de cette ligne pour laquelle des vols sont commercialisés deux fois par semaine.
Cette inauguration commerciale intervient quinze jours après la présentation du projet porté par le groupe Vinci Airport, la chambre de commerce et d’industrie d’Ille-et-Vilaine et la Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux). La région Bretagne vient de renouveler sa confiance à ce trio pour gérer, pendant les vingt prochaines années, les sites aéroportuaires de Rennes et de Dinard.
Trente millions d’euros vont être investis au cours des cinq prochaines années pour transformer le site. À l’intérieur de l’aérogare, les postes d’inspection et de filtrage seront améliorés à partir de 2028, avant le réaménagement de la salle de livraison des bagages en 2029, et la création à l’étage d’un salon business en 2030.
Le plus visible sortira de terre à partir de 2028 avec la création d’un mail piétonnier et paysager. De quoi offrir un nouvel accès principal par le sud et de nouvelles liaisons piétonnes et cyclables, indique Yannick Bouiller, directeur des aéroports de Rennes et Dinard. Le parking P1, le plus grand, devra donc être reconfiguré, comme la zone de dépose-minute. Une zone dédiée aux loueurs de véhicules sera créée en face de la station de recharge de véhicules électriques.
Dès 2027, des ombrières photovoltaïques vont aussi être installées sur le parking du personnel de l’aéroport puis, en 2028, sur le parking public et sur une partie de parking du parc des expositions. À partir de 2031, des centrales photovoltaïques au sol seront également installées sur des parcelles de terrain aux abords des pistes, par SunMind, filiale de Vinci Concessions spécialisée dans le développement et l’exploitation d’énergies renouvelables. Il y aura aussi le déploiement de la solution Power Road, qui permet de valoriser l’énergie thermique de la piste et des parkings avions.
Au total, l’objectif est de produire une puissance électrique totale de 29 MW pour faire du site aéroportuaire un véritable hub énergétique. L’électricité produite pourra répondre aux besoins énergétiques des infrastructures, être mise à disposition d’entreprises locales et être injectée dans le réseau national, ajoute la direction. Des échanges ont également été engagés avec Voltix autour du projet de station de recharge électrique des poids lourds, sans calendrier arrêté à ce stade.
L’aéroport de Rennes bénéficiera de l’expérience déjà acquise dans ce domaine par son gestionnaire. L’aéroport Lyon-Saint Exupéry, également géré par Vinci Airports, a développé une démarche de hub énergétique similaire, visant à diversifier les sources d’énergie décarbonée et à accompagner la transition énergétique de l’ensemble de la plateforme.