Revue de presse

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Incinérateur de Villejean à Rennes : le constructeur italien sort du silence et charge Rennes métropole

Ouest-France · 28/09/2026 · ← revue

Depuis le début de « l’affaire », l’entreprise italienne Ruths a toujours été parcimonieuse dans ses déclarations. Cette fois, c’est dans un long communiqué signé par ses avocats que l’entreprise italienne a choisi de s’exprimer sur le litige qui l’oppose à Rennes métropole, son ancien client.

Ruths avait été choisie par la collectivité pour construire les deux nouvelles chaudières équipant l’incinérateur de déchets de Villejean, à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un an après le début des travaux, en mars 2023, Rennes métropole arrête le chantier et dénonce une série de malfaçons. Elle finira par rompre le contrat et missionner une autre entreprise pour finir le chantier.

Un contrat rompu « sans aucun argument de poids »

Dans le communiqué, l’entreprise rappelle d’abord que l’expert judiciaire que Rennes métropole a elle-même fait désigner par le tribunal administratif a jugé les chaudières conformes. D’autre part, en plus des références de la société Ruths de chaudières en fonctionnement depuis plus de vingt ans, la même conception a été certifiée et autorisée encore en 2025 par les autorités compétentes en Allemagne (Marl) et en Espagne (Girona) pour deux nouvelles installations comme celle de Rennes.

Pour Ruths, fondée en 1932, l’ensemble des griefs ne serait donc que des prétextes, sans aucun argument de poids ».

« Il n’y a pas eu d’obstruction »

Rennes métropole a, à plusieurs reprises, accusé l’entreprise Ruths de ne pas avoir transmis, une fois le contrat rompu et comme l’avait ordonné le tribunal administratif, tous les documents nécessaires à la poursuite du chantier. C’est cela qui, comme elle l’affirmait encore en mai 2026, expliquerait une partie du retard pris. L’incinérateur est totalement à l’arrêt depuis quatre ans et demi.

Il n’y a pas eu d’obstruction, certifie l’entreprise italienne. Dans un courrier de mars 2026, que nous avons pu consulter, le président du tribunal administratif affirme en effet que la décision du tribunal a été pleinement exécutée.

Ruths prévient enfin qu’elle continuera à faire valoir ses droits devant le tribunal et ne laissera plus « s’installer, sans réponse, un récit que ses propres pièces et les décisions de la justice administrative contredisent point par point.