Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass autonome (curl_cffi)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

« Et on les colle où ? »… C’est quoi cette histoire de post-it sur les commerces pour soutenir les manifestants ?

20minutes.fr · 29/10/2026 · ← revue

C’est une initiative issue « de l’assemblée citoyenne du 25 octobre ». Ce jour-là, des lycéens, des étudiants et des personnes mobilisées dans le cadre des récentes manifestations étaient réunis pour faire le bilan des mobilisations à Rennes. Au lendemain d’un deuxième samedi passé dans les gaz lacrymogènes et sur les pavés, certains d’entre eux ont souhaité s’engager pour aider les commerçants du centre-ville pénalisés par les mouvements sociaux. Et ils sont nombreux ! À Rennes, plusieurs dizaines de commerces ont été vandalisés, parfois pillés, notamment lors de la sinistre journée du 17 octobre. À ce jour, nombre d’entre eux sont toujours fermés, poussant un collectif à lancer une pétition pour réclamer du soutien. C’est pour leur venir en aide que des manifestants ont créé une cagnotte en ligne, qui a été ouverte le 28 octobre. Pour aider les entrepreneurs, le collectif les incite à « déclarer leurs pertes » via un petit site dédié. Depuis quelques jours, l’adresse de la plateforme est diffusée via des tracts remis en main propre ou glissés sous la porte des commerces. « Un jeune homme est venu nous apporter un petit flyer. Il nous a parlé d’une cagnotte pour nous aider. Mais on ne sait pas trop comment ça va fonctionner », explique le salarié d’un magasin de seconde main du centre-ville.

Une idée venue des révoltes de Hong Kong

Si l’initiative semble louable, elle est reçue avec beaucoup de précautions de la part des commerçants. Ils sont nombreux à s’interroger sur l’invitation à coller des post-it jaunes en soutien aux manifestants sur les vitrines. L’idée s’inspire des révoltes de Hong Kong en 2019 et 2020, pendant lesquelles des milliers de post-it avaient été collés par des opposants aux régimes hongkongais et chinois. La même initiative est proposée à Rennes, non sans créer de l’incompréhension. « Même si on voulait les mettre, on va les coller où ? On n’a plus de vitrine, tout est calfeutré », s’interroge un employé. « C’est quoi l’idée. Si on met un post-it, on ne se fait pas casser ? Et si on ne les met pas, on se fait vandaliser ? », interroge une autre commerçante. L’initiative fait en tout cas beaucoup parler dans le centre-ville, où l’inquiétude se fait sentir à deux jours d’une nouvelle journée de mobilisation. Face à l’incompréhension générale des saccages perpétrés ces dernières semaines, il n’est pas certain que les murs de la capitale bretonne se couvrent de post-it jaunes.