« Un moment fort de la campagne » : pourquoi plusieurs candidats à la présidentielle sont, ce week-end, dans le Var ?
Ils seront tous là ou pratiquement. Pendant trois jours, de ce vendredi 6 novembre 2026 à dimanche, l’essayiste et économiste Nicolas Bouzou organise les neuvièmes Rencontres de l’avenir, au Palais des congrès de Saint-Raphaël (Var). À six mois du scrutin national, ce rendez-vous devrait être un moment fort de la campagne présidentielle. Quasiment tous les principaux candidats en lice ont répondu présent. Hormis Marine Le Pen et Jordan Bardella (Rassemblement national) représentés par le maire de Nice (Alpes-Maritimes) Éric Ciotti, et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui n’envoie aucun ténor de son parti. « J’avais d’abord contacté l’eurodéputée Manon Aubry. Elle a décliné de manière courtoise. J’ai ensuite sollicité Jean-Luc Mélenchon, qui ne m’a pas répondu, » explique Nicolas Bouzou. Si Raphaël Glucksmann (Place publique) ne fera pas, non plus, le déplacement dans le Sud, la gauche ne sera pas absente pour autant.
Éducation, économie, environnement…
Ces Rencontres de l’avenir - ouvertes au public et diffusées en vidéo sur le site Internet du colloque - permettront à chacun des invités de décliner son programme élyséen pour l’Éducation, l’économie, l’environnement, la culture, l’international, la santé, l’intelligence artificielle, les institutions… Tous seront interrogés par des économistes, des philosophes, des essayistes… « Cela commence, ce vendredi, par Bruno Retailleau (LR) à 11 h 30, puis David Lisnard (Nouvelle énergie) à 18 h 15 pour la droite. Bernard Cazeneuve (La Convention) sera présent samedi à 11 h 15, Edouard Philippe (Horizons) à 18 h, Sarah Knafo (Reconquête) à 19 h. Le socialiste Karim Bouamrane interviendra dimanche à 9 h 45, Gabriel Attal (Renaissance) à 10 h 30 et Ségolène Royal (PS) à 11 h 45 ». Au cours de ce week-end, il sera aussi question de liberté d’expression, réindustrialisation, souveraineté sanitaire, souveraineté agricole, travail et vacances… Sans oublier la question de la primaire à droite et au centre.
« De manière confiante et positive »
« Nous attendons dix mille personnes environ au long de ces trois jours. Notre objectif n’est pas de faire du buzz, d’obtenir à tout prix la petite phrase qui fera la une des médias. Nous ne voulons pas de politique politicienne. L’idée est de prendre du temps pour écouter ce que chaque candidat a à dire, ce qu’il veut faire une fois qu’il sera à la tête du pays. C’est un week-end de prospectives pour réfléchir à l’avenir de la France, de manière confiante et positive, » insiste Nicolas Bouzou. Une « positive attitude » que nombre de candidats mettent d’ailleurs en avant dans leurs discours respectifs depuis plusieurs semaines. Marine Le Pen défend ainsi le concept de « la France des beaux jours », Gabriel Attal veut donner de « l’espoir ». Un optimisme qu’il partage également avec Édouard Philippe. Quant à Karim Bouamrane, il fait l’éloge du « beau et du bonheur ». Une unanimité pas si fréquente en politique…