Raphaël Glucksmann s’excuse auprès de Ségolène Royal après ses propos sur « la danse du ventre »
Ultime passe d’armes lors du dernier débat télévisé de la primaire socialiste. Ce dimanche 4 octobre, entre les différentes thématiques débattues par les cinq candidats, Ségolène Royal est revenue sur une vidéo diffusée par le site Le Média qu’elle n’a pas du tout apprécié. Dans cette séquence, Raphaël Glucksmann, le fondateur du mouvement Place publique également en lice dans cette primaire, l’accuse d’avoir fait « la danse du ventre » auprès d’Emmanuel Macron ces dernières années pour obtenir des postes, alors que lui siège « depuis sept ans et demi au Parlement européen ».
« Une agression à connotation sexuelle »
La finaliste de l’élection présidentielle 2007 a dénoncé « une agression à connotation sexuelle ». « Je ne supporte pas qu’une fois de plus on puisse dégrader une femme et avoir des connotations sexuelles en sous-entendant qu’elle vend son corps pour avoir un poste », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter, en s’adressant à son adversaire avec qui elle a eu plusieurs échanges houleux lors des précédents débats : « J’ai l’habitude des agressions verbales pendant les campagnes, mais venant de vous, ça m’a particulièrement choqué. » Le candidat Place publique s’est excusé, tout en expliquant que les images ont été filmées « dans un cadre privé » et en assurant qu’« il n’y avait aucune connotation sexiste ». « Je suis vraiment désolé si ces propos ont été perçus comme étant sexistes, a reconnu l’eurodéputé. Ce ne sont pas des mots qu’il faut utiliser. »
Cette vidéo a été tournée le 17 septembre lors d’un échange avec des militants, dans laquelle il avait taclé plusieurs de ses adversaires.
Raphaël Glucksmann se paye Jean-Luc Mélenchon
Le candidat Place publique s’en était aussi pris à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon : « On leur pisse dessus », avait-il déclaré. Durant ce débat dominical, il est aussi revenu sur ces propos. « Une fois que c’est sorti, j’assume ses propos. Je ne vais pas faire une [Jordan] Bardella. C’était ma voix sur les propos, c’est indéniable. » Il a reconnu cependant « qu’il ne faut pas utiliser ce type de langage dans le débat public. » « Dans un cadre privé, qui ici n’a pas employé ce type de langage ? », a-t-il également déclaré.
La discussion captée s’est tenue lors d’une réunion « devant une trentaine des cadres socialistes du courant de Boris Vallaud, le 17 septembre, avec un lien Zoom ouvert à distance », avait précisé dimanche sur X le journaliste du média proche de la gauche radicale, à l’origine de cette information.
Les cinq candidats de la primaire de la gauche (hors La France insoumise) ont-ils convaincu les électeurs lors de troisième et ultime débat ? Réponse en fin de semaine, alors que les électeurs sont appelés à voter lors du premier tour prévu les vendredi 9 et samedi 10 octobre.