Revue de presse

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Primaire à gauche : Philippe Brun exige sa réintégration, Jérôme Guedj juge son éviction par le PS précipitée

Ouest-France · 20/09/2026 · ← revue

Le député Jérôme Guedj, candidat à la primaire social-démocrate pour la présidentielle, a jugé « extrêmement violent » dimanche la mise à l’écart de Philippe Brun de ce scrutin et sa suspension du Parti socialiste, pour des accusations de violences.

« Pas respectueux »

Dans une interview sur Radio J, Jérôme Guedj a pris la défense de celui qui espérait l’affronter dans cette primaire. Il a dénoncé que cette suspension ait eu lieu « sans que lui-même (Philippe Brun) ait été saisi. Je ne trouve pas ça respectueux de la camaraderie qui pourrait exister ».

« C’est une voix qui ne va pas pouvoir s’exprimer dans la primaire », et « la direction du PS a été vite en besogne », a-t-il estimé, s’étonnant que celle-ci n’ait pas agi avant, alors que la presse fait état « d’alertes » intervenues « depuis le début de l’été ».

« Les instances et commissions concernées ont fait preuve de retard coupable », a-t-il jugé, convoquant aussi l’affaire Julien Bayou, l’ancien secrétaire national du parti écologiste EELV, accusé de violences psychologiques avant d’être innocenté par la justice.

Philippe Brun, député de l’Eure, a été suspendu du Parti socialiste à titre conservatoire à la suite d’accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », a indiqué la direction du PS.

Les accusations à l’encontre de Philippe Brun portent sur trois registres : « le registre du harcèlement », celui « des violences physiques » et celui de « l’emploi familial », a précisé la direction du PS à l’AFP.

« Rien ne justifie cette suspension »

Samedi, Philippe Brun a réclamé au patron du PS Olivier Faure - également candidat - de le réintégrer à la primaire. « On a parlé d’une plainte pénale, or cette plainte n’existe pas. […] Je demande (au patron du PS) Olivier Faure de me réintégrer à la primaire de la gauche », prévue les 9-10 et 16-17 octobre, a déclaré le parlementaire de 34 ans, selon des propos recueillis par BFMTV, lors de la « Fête populaire » qu’il organise chaque année à Léry, dans sa circonscription de l’Eure.

Rappelant qu’un premier débat télévisé était organisé mercredi sur LCI entre les participants à la primaire, le député Philippe Brun a indiqué vouloir « participer à ce débat ». Et d’ajouter : « J’ai mes parrainages, je suis députée socialiste, rien ne justifie cette suspension », a-t-il insisté.

Une décision « brutale »

Dans un communiqué, ses avocats ont déploré une décision « brutale » prise selon eux « dans la précipitation, sans qu’aucune procédure contradictoire ait été organisée ».

Contestant les faits reprochés, qui concernent « une collaboratrice licenciée pour faute grave en juin 2026 », ils ont confirmé qu’« une plainte pour dénonciation calomnieuse sera [it] déposée ». « Aucune plainte pénale ne semble à ce jour avoir été déposée » contre Philippe Brun, ajoutent-ils. Ils ont également indiqué que le député de l’Eure n’excluait « aucune procédure de nature à faire valoir sa voix dans le cadre de cette primaire ».