Présidentielle. Candidatures, vote, débats… Le PS précise l’organisation de la primaire « Choisir 2027 »
La primaire de la gauche social-démocrate, nommée « Choisir 2027 » est lancée pour désigner son candidat à la présidentielle. Organisée par le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste (GRS), elle se tiendra en octobre. Les candidatures sont, elles, ouvertes depuis le 1er septembre. « C’est le lancement de la grande bataille ! Et chaque socialiste à une conscience aiguë de ce moment », a souligné ce mardi 8 septembre Johanna Rolland, maire de Nantes et première secrétaire déléguée du parti à la rose depuis la candidature déclarée d’Olivier Faure à la primaire. Elle a précisé différents points de l’organisation.
Candidatures ouvertes jusqu’au 15 septembre
Les candidates et candidats ont jusqu’au 15 septembre pour se déclarer officiellement. Ceux issus du Parti socialiste devront obtenir un certain nombre de parrainages pour pouvoir se présenter, ce qui n’est pas le cas des chefs de partis Raphaël Glucksmann (Place publique) et Emmanuel Maurel (GRS). Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, les députés socialistes Jérôme Guedj (Essonne) et Philippe Brun (Eure), l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal et l’ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir), Fabien Verdier doivent eux, justifier de signatures soit de 15 membres titulaires du conseil national du parti ou de dix parlementaires PS. Sinon de cinquante maires/présidents d’intercommunalités provenant d’au moins cinq départements et trois régions ou de cinquante conseillers départementaux ou régionaux provenant aussi de cinq départements ou trois régions. « Toute candidature du Parti socialiste sera recevable après examen du respect de ces conditions par un bureau national ». Serait-ce possible de changer encore les modalités de scrutin pour l’élargir à François Ruffin et son mouvement « Debout ! », comme l’a dit Olivier Faure ? Pour Johanna Rolland, qui parle au nom du PS, la « réalité est assez simple […]. Il y a eu un vote des militants sur cette primaire le 9 juillet. Et nous avons acté qu’il y avait trois organisations politiques qui étaient organisatrices. Cela signifie que si une autre voulait participer à la primaire, il faudrait un consensus de celles et ceux qui se sont engagés dans cette démarche. » Ce qui paraît impossible désormais, avec l’opposition déjà déclarée de Raphaël Glucksmann. « On ne change pas les règles en cours de jeu », a-t-il affirmé.
Un vote intégralement électronique
Le ou la candidat(e) sera désigné à l’issue d’un scrutin majorité uninominal à deux tours (les 9-10 puis 16 au 17 octobre) organisé intégralement par voie électronique. « Afin de garantir une égale accessibilité, mille points de vote seront ouverts partout en France pour aider ceux qui ne sont pas à l’aise avec le numérique. » Pourront voter au premier tour de scrutin les personnes qui seront adhérentes à l’une des trois formations politiques organisatrices, au plus tard le samedi 5 octobre et à jour de cotisation au plus tard le mardi 8 octobre à 23 h 59. Les sympathisants devront, eux, se rendre sur le site du Parti socialiste ou de la primaire (choisir2027.fr) et s’acquitter d’un versement de 15 € (10 € tarif social, étudiants et pour les mineurs de plus de 15 ans) au plus tard le 5 octobre, à 23 h 59, pour le premier tour. Autres conditions à remplir pour tous : être inscrit sur les listes électorales ou produire un document officiel d’identité et disposer d’une adresse électronique ainsi que d’un numéro de téléphone,
Débat sur les débats télévisés
C’est un point qui fait toujours débat entre les candidats des formations politiques : la tenue de débats télévisés. Raphaël Glucksmann n’en souhaitant qu’un seul le 6 octobre, ses rivaux socialistes en réclamant trois. « Sur cette question, je crois pouvoir dire que nous avançons collectivement », a indiqué Johanna Rolland. Une commission d’organisation de la primaire, « présidée par l’ancien député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, d’un vice-président Jérôme Auslander (Place publique) et d’une vice-présidente pour GRS » s’est réunie « pour la première fois hier. Il y a des discussions entre les différentes équipes de candidats et l’ensemble des représentants de la presse concernée […] L’objectif partagé est de s’adresser à un maximum de Français, parce que c’est la cohérence avec le grand appel à la mobilisation. »