Revue de presse

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Présidentielle 2027 : « Rien n’est joué à sept mois de l’élection »... Sébastien Lecornu, le recours du centre droit ?

Ouest-France · 16/09/2026 · ← revue

Et si c’était lui ? Alors que le « casting » du peloton de tête du scrutin présidentiel 2027 se précise (Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Bruno Retailleau…), un homme pourrait jouer l’invité surprise au centre droit : Sébastien Lecornu. C’est ce que pense Thierry Saussez. Lui, qui a déjà organisé près de 500 campagnes électorales (locales, nationales et européennes), croit en « un possible destin » du Premier ministre. Il l’explique dans son livre La Course à l’Élysée, qui vient de paraître.

« Rien n’est joué »

« Si Edouard Philippe n’accélère pas sa campagne, s’il ne montre pas suffisamment aux Français qu’il a envie de l’Élysée et si aucun accord ne se noue entre lui et Gabriel Attal, alors oui je crois en l’hypothèse Lecornu », note le spécialiste de la communication politique. « Cela fait beaucoup de si, mais par expérience, je sais qu’une présidentielle n’est jamais jouée à sept mois de l’élection. Il peut se passer encore pas mal de choses inattendues d’ici à l’ouverture des bureaux de vote. » Alors que le chef du gouvernement répète à l’envi qu’il n’est pas candidat à la présidence de la République, que sa mission - délicate - est de donner un budget à la France et qu’il « se consacrera pleinement à sa tâche » à Matignon jusqu’au printemps, Thierry Saussez le voit en recours. « Les Français le jugent humble, simple, clair. Il est dévoué au pays. C’est un gros bosseur. Il parle sans note et connaît ses dossiers. Et puis surtout, il n’a que 40 ans. »

Cabas et poireaux

Le communicant voit un autre atout dans « le jeu » de Sébastien Lecornu : son style. « Il se définit comme un moine-soldat, mais aime la bonne chère. C’est un homme normal qui se fait photographier sur le marché de Vernon (Eure) avec son cabas et ses poireaux. Il est courtois, mais capable de coups de gueule… Tout le monde dit qu’il n’a aucune chance, mais il suscite la curiosité. Dans cette Ve République, tous les présidents ont eu un style. À part Mélenchon et Lecornu, personne d’autre n’en a un aujourd’hui », estime Thierry Saussez. Certain que le Premier ministre va continuer d’influer sur le cours de la vie politique nationale. Dans cette campagne...ou les suivantes.