Revue de presse

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Présidentielle 2027 : quelles règles du jeu pour la primaire à gauche ?

Ouest-France · 24/08/2026 · ← revue

Un match dans le match ! À huit mois de la présidentielle, un autre scrutin - plus immédiat - intéresse de près les socialistes et leurs voisins de Place publique en ce moment. Celui qui désignera leur « champion », appelé à porter les couleurs de la social-démocratie lors de l’échéance nationale du printemps. Les postulants à cette primaire ont jusqu’à la mi-septembre pour se faire connaître.

Les 9 et 10 octobre

Raphaël Glucksmann a annoncé, dimanche soir sur TF1, qu’il sera sur la ligne de départ de ce rendez-vous interne. Ségolène Royal est aussi partante, tout comme les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj. Le patron du PS Olivier Faure, lui, pourrait profiter du Campus du parti à la rose, le week-end prochain à Blois (Loir-et-Cher), pour lever le voile sur ses intentions. En revanche, Bernard Cazeneuve et François Hollande ont déclaré forfait, contestant l’intérêt d’un tel scrutin. Mais comment s’organisera cette élection interne ? C’est ce mardi, à 18 h 30, en conseil national (le parlement du parti) que les socialistes seront invités à valider les règles du jeu. Les cadres de Place publique en feront de même trois heures plus tard. Selon les dernières informations recueillies, le premier tour de cette primaire se jouera les vendredi 9 et samedi 10 octobre. Le second, une semaine plus tard, au tout début des vacances de la Toussaint. Un tarif prohibitif ? Pour y prendre part, les candidats devront recueillir en amont plusieurs parrainages, d’élus locaux ou nationaux. L’accès aux urnes, quant à lui, devrait être gratuit pour les adhérents du Parti socialiste et de Place publique. Il sera, en revanche, payant pour les non encartés. Une contribution de 15 € (10 € en tarif social pour les jeunes, les sans-emploi…) devrait leur être demandée. Un tarif jugé prohibitif par Ségolène Royal, Philippe Brun ou encore Olivier Faure. Mais d’autres l’exigent afin de protéger ce scrutin interne d’éventuels entrismes, insoumis par exemple. Le sujet, mis sur la table ce mardi soir tant chez les « roses » que chez Place publique, devrait faire beaucoup débat. De quoi remettre en cause le protocole d’accord paraphé par les deux camps ?