Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Marine Le Pen tient son premier grand meeting de campagne ce dimanche à Orléans

Ouest-France · 25/10/2026 · ← revue

La candidate d’extrême droite Marine Le Pen doit prononcer dimanche 25 octobre 2026 après-midi son premier grand discours de campagne, à six mois d’une présidentielle dont elle est la grande favorite dans un contexte de fortes tensions sociales et économiques.

Samedi, le Rassemblement national s’était réuni en congrès pour voter la réélection de son président Jordan Bardella, pris dans une polémique pour des accusations d’écrits antisémites - qu’il conteste -, qui ne semble pas entamer pour autant la dynamique.

Dimanche, c’est au tour de la candidate d’entrer en scène pour son premier grand meeting de campagne, à Orléans, dans une arène de 10 000 places.

Mobilisation sociale et politique

Le pays sort en effet d’un nouveau samedi de forte mobilisation sociale, aux revendications variées même si elles se retrouvent autour du pouvoir d’achat. Des centaines de milliers de personnes ont encore battu le pavé, encadrées par un dispositif de sécurité renforcé par rapport au 17 octobre, quand violences et pillages avaient éclaté dans plusieurs villes en marge des rassemblements. Près de 1 000 personnes ont été interpellées.

Et à Orléans, le chaos redouté n’a pas eu lieu. Samedi 24 octobre, ses opposants (13 000 à 26 000 selon les sources) ont manifesté dans le calme, encadré par un dispositif de sécurité XXL - 3 000 forces de l’ordre déployées dans la cité johannique.

Écrits antisémites

Dimanche, les rassemblements resteront interdits dans une grande partie de l’agglomération orléanaise. Mais plusieurs organisations pourraient appeler à des regroupements en dehors du périmètre prohibé.

Loin, en tout cas, du Co’Met, l’arène de 10 000 places où la patronne du RN entend franchir une nouvelle étape de sa campagne. Après un deuxième samedi de mobilisations contre la vie chère partout en France, la cheffe de file de l’extrême droite française n’a pas l’intention de « durcir le ton ».

« Je vais essayer d’insuffler un peu d’optimisme », glisse-t-elle devant la presse, avec « l’optimisme » d’une quadruple candidate convaincue d’avoir eu « raison sur tout » depuis longtemps.

Mot pour mot ce qu’a martelé son indéfectible lieutenant Jean-Philippe Tanguy la veille, lors d’une table ronde sur l’économie : « Marine a eu raison sur tout, avant tout le monde ».

Certain de l’emporter, celui à qui Matignon est promis en cas d’accession de Marine Le Pen à l’Élysée a exhorté ses troupes au « sang-froid » face aux « provocations » d’adversaires « qui légitiment la violence et incitent à l’émeute ».

Le dirigeant nationaliste, qui fait fi des accusations d’écrits antisémites - ce qu’il réfute -, a explicitement désigné la France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon, prêts selon lui à « subvertir les institutions et refuser le résultat des urnes ».

ENTRETIEN. « L’affaire Bardella rappelle que la culture du RN n’a pas fondamentalement changé », selon ce spécialiste

Le meeting de la candidate d’extrême droite survient également deux jours après l’attentat terroriste raciste commis à Trappes, dans les Yvelines, vendredi 23 octobre, lors duquel un homme a tiré plusieurs coups de feu, faisant au moins un mort et cinq blessés, dont une enfant de 12 ans. Le suspect a été interpellé et le Parquet national antiterroriste a été saisi, menant à l’ouverture d’une enquête. Emmanuel Macron s’est déplacé à Trappes, annonce l’Élysée, où il a évoqué un « attentat » commis « sur la base d’une idéologie raciste ».