Revue de presse

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Présidentielle 2027 : les primaires sont-elles devenues inutiles ?

Ouest-France · 08/10/2026 · ← revue

François Fillon et Benoît Hamon en 2017, Yannick Jadot en 2022 : ces personnalités politiques ont pour point commun d’avoir remporté la primaire de leurs partis respectifs avant d’échouer au premier tour de l’élection présidentielle. Valérie Pécresse et Anne Hidalgo n’ont pas eu plus de succès il y a cinq ans, même si elles avaient remporté des consultations fermées puisque le vote n’était ouvert qu’aux militants de leur parti.

En réalité, il faut remonter à la victoire de François Hollande en 2012 pour trouver un président de la République élu après avoir remporté une primaire ouverte. Cela reste même un cas unique dans l’histoire de la Ve République. À l’époque, le socialiste est porté par plus d’1,6 million de voix au second tour, sur un scrutin réunissant plus de 2,6 millions de votants. Mais l’outil de la primaire, considérée à l’époque comme une respiration dans la vie démocratique du pays, s’est depuis essoufflé et séduit de moins en moins les partis et personnalités politiques.

À quelques mois de l’élection présidentielle 2027, les appels à gauche et à droite à l’organisation d’une primaire élargie n’ont pas abouti. Seuls les socialistes ont choisi de départager leurs candidats de cette manière, avec la participation de Raphaël Glucksmann de Place publique et Emmanuel Maurel de la Gauche républicaine et socialiste, aux côtés de Ségolène Royal, Olivier Faure et Jérôme Guedj.

Si la barre des plus de 140 000 inscrits a été dépassée, la participation par voie électronique sera loin de celle des précédentes primaires : outre les près de 3 millions de votants pour celle du PS en 2011, le record a été atteint en...