Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon, premier sur le programme et les meetings

Ouest-France · 07/11/2026 · ← revue

Il n’y a pas que les sondages pour mesurer l’état d’avancement des candidats dans la course à l’Élysée. C’est la présence sur le terrain et en meetings, comme la force des propositions, reprises sur les plateaux et les réseaux sociaux, qui font la dynamique d’une campagne.

Sur la base de ces critères, force est de constater que Jean-Luc Mélenchon a une longueur d’avance. Le candidat des Insoumis est le premier à disposer d’un programme complet, diffusé en librairie ce vendredi 6 novembre, comme il l’avait fait pour la présidentielle de 2022. Les 1 000 mesures de son « programme de la Nouvelle France » reprennent l’essentiel de « L’Avenir en commun », dont 150 « actualisées » et 200 propositions nouvelles.

Les principales nouveautés, comme la création de grandes « éco-régions » sur la base des bassins versants ou la mise en place d’une « citoyenne écologique » de neuf mois, rémunérée au Smic, pour tous les moins 25 ans, ont déjà été dévoilées. Le document a également des lacunes surprenantes, quasiment aucune des promesses des Insoumis n’étant chiffrée dans ce document très riche en dépenses sociales. Il n’empêche.

Des démonstrations de force

Clémence Guetté, qui a coordonné l’actualisation du programme, assure que tout a été évalué et que les précisions qui manquent seront distillées au fur et à mesure de la campagne. En commençant par la « convention » du mouvement, programmée ce samedi 7 novembre, au Bourget (Seine-Saint-Denis), qui offrira une nouvelle tribune à Jean-Luc Mélenchon. Et l’occasion de démontrer sa capacité à remplir des salles dans des proportions qu’aucun de ses adversaires, Marine Le Pen comprise, ne peut atteindre à ce stade.

Son meeting de lancement de campagne, début juin, avait donné le ton en rassemblant 26 000 personnes à Saint-Denis. Les universités d’été du mouvement, près de Valence, fin août, s’étaient terminées sur un discours de Jean-Luc Mélenchon suivi par plus de 10 000 personnes. En septembre, plus de 12 000 l’avaient écouté à la braderie de Lille quelques jours plus tard, et il a volé la vedette à Fabien Roussel en attirant les foules à la Fête de l’Humanité. Le mois suivant, il a réuni à nouveau 10 000 personnes à Clermont-Ferrand, ville choisie pour faire concurrence à Gabriel Attal, qui réunissait ses partisans à Lyon le même week-end.

Sur les terres d’Edouard Philippe

Au-delà des propositions, le rendez-vous du Bourget de ce jour est pensé pour mobiliser à nouveau massivement. Plus que le Rassemblement national lors de son congrès d’Orléans, fin octobre. Avant un nouveau déplacement, le 5 décembre, au Havre, pour prouver qu’il peut faire un carton plein sur les terres d’Edouard Philippe.

LFI veut continuer à organiser au moins un très grand meeting par mois, jusqu’à l’élection. Pour tordre le bras, par l’image, aux baromètres qui donnent Jean-Luc Mélenchon comme le plus rejeté des candidats. Une stratégie qui a ses limites. En 2022, le candidat qui remplissait toutes les salles sans efforts, s’appelait Éric Zemmour. Et il a obtenu 7 % des suffrages…