Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Gabriel Attal tente de reprendre la main en poussant l'idée d'une primaire

Les Échos · 04/10/2026 · ← revue

Comment instaurer une dynamique qui lui permettrait de prendre l'ascendant, alors qu'il s'est lancé il y a quatre mois dans une campagne hyperactive ? Dans un espace saturé de candidatures où Edouard Philippe continue à le devancer, Gabriel Attal avance l'idée d'une primaire pouvant être « une solution ». Dans une interview au « Parisien » publiée samedi, le candidat Renaissance à la présidentielle a plaidé pour une « grande coalition » pouvant rassembler des électeurs « de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine » en vue de la prochaine présidentielle. « Non pas contre mais pour une vision », ajoute Gabriel Attal en citant « l'Europe, la compétitivité de notre économie, les valeurs de la République et le progressisme ». Le candidat Renaissance vise large, « des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine ». « Je m'adresse à eux, lance-t-il. Car il y a des électeurs, de gauche comme de droite, qui aimeraient un autre choix qu'un candidat qui n'aura aucune chance d'être au second tour. » Alors que « personne », dans l'espace politique entre LFI et le RN, « n'est favori ou en situation de battre Marine Le Pen » au second tour à l'heure actuelle, Gabriel Attal voudrait « un candidat qui incarne cette grande coalition et cet espace politique large ».

Sondages

Il tend la perche aux électeurs de gauche après avoir « entendu des responsables socialistes défendre la capitalisation pour les retraites, la compétitivité ou la responsabilité budgétaire ». « Avec la défense de l'Europe et le soutien à l'Ukraine, ce sont des éléments qui peuvent nous rassembler », ajoute-t-il. Il assure avoir « évolué sur la méthode et le partage du pouvoir ». Selon le dernier baromètre Elabe pour « Les Echos » publié vendredi, l'écart se creuse entre Gabriel Attal et Edouard Philippe. Alors que Gabriel Attal est stable, en cinquième position, à 25 % d'image positive auprès des Français, Edouard Philippe a bondi de 4 points avec 30 % d'image positive, regagnant la troisième place du podium derrière le président du Rassemblement national Jordan Bardella et la candidate d'extrême droite à la présidentielle, Marine Le Pen, tous deux crédités de 37 % d'image positive. « Edouard Philippe est candidat depuis deux ans. Moi, depuis quelques mois, répond Gabriel Attal. Et pourtant, seuls quelques points nous séparent dans les sondages. »

Marie-Christine Corbier