Présidentielle 2027. En Anjou, une partie du PS préfère Raphaël Glucksmann : « Il est en capacité de rassembler »
Il n’y a rien d’incongru à soutenir Raphaël Glucksmann pour la primaire socialiste. Il a été deux fois notre tête de liste aux Européennes, rappelle Rachel Capron (PS), conseillère municipale à Angers. Comme elle, d’autres militants socialistes vont choisir le candidat de Place publique les 9 et 10 octobre, alors que trois des cinq candidats sont estampillés PS (Ségolène Royal, Olivier Faure et Jérôme Guedj).
On est avec nos cousins germains. C’est le candidat qui nous semble le plus porteur d’espoir à gauche. On a aussi besoin de quelqu’un d’affûté sur les questions internationales, estime Patrice Beaumard, secrétaire de la section PS de Cholet, qui n’a pas non plus l’impression de trahir son camp. C’est un gage de réussite d’avoir des gens du PS qui nous suivent, salue Flavien Botau (Place publique).
Barrage républicain
Les échecs de Benoît Hamon (6,36 % en 2017) et d’Anne Hidalgo (1,75 % en 2022), pourtant désignés par des primaires, ont laissé des traces. Pour Rachel Capron, la candidature du pôle socialiste ne doit pas être une candidature de témoignage, face à la menace de l’extrême droite qui arrive. Selon Flavien Botau, Raphaël Glucksmann peut porter le barrage républicain. Il est prêt depuis longtemps. Il a une capacité à rassembler. On sait que Mélenchon ne gagnera pas au second tour.
Au-delà de sa personnalité, les militants sont également convaincus par le programme du député européen. Il parle de démarchandisation de notre société. Toutes ses mesures sont clairement marquées à gauche, assure Rachel Capron. C’est un programme très social, centré sur l’écologie, le renouveau démocratique, la construction européenne, le retour à une souveraineté européenne et une souveraineté française, liste Flavien Botau. Leur candidat séduit déjà au-delà de Place publique et du PS. Yannick Jadot a rejoint l’équipe et contribue au volet écologique du projet.