Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Édouard Philippe refuse une primaire de la droite et du centre - Le Parisien

leparisien.fr · 01/11/2026 · ← revue

S’il y a une primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle de 2027, il n’en sera pas. Invité au 20 heures de TF1 ce dimanche 1er novembre au soir, le candidat et maire du Havre Édouard Philippe a affirmé qu’il ne se soumettra à aucun vote visant à dégager un candidat unique de la droite et du centre. « Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c’est une primaire de la division et de la confusion », a justifié l’ancien Premier ministre. « C’est une primaire de la division, parce que le principe même d’une primaire, c’est d’appuyer sur les différences entre les candidats. Or, je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu’à appuyer sur nos divisions. Et puis c’est une primaire de la confusion, parce qu’elle rassemble des gens qui sont les continuateurs du macronisme, pour Monsieur Attal, et d’autres qui ouvrent la voie et qui tendent la main à l’union des droites », a encore défendu Édouard Philippe. Pour le candidat Horizons, « l’essentiel, c’est de se dire que l’élection présidentielle a lieu l’année prochaine au mois d’avril ». « Que ceux qui ont des choses à proposer aux Français le fassent », a ajouté Édouard Philippe, déplorant des « discussions assez politiciennes » au sujet de la primaire.

Une primaire qui fait débat

L’idée avait été relancée cette semaine par le candidat Renaissance Gabriel Attal. La ministre déléguée Aurore Bergé a encore plaidé pour cette cause samedi dans nos colonnes : « Au plus tard d’ici la fin de l’année, on doit s’être mis d’accord sur les modalités d’une primaire », disait-elle, appelant à la participation de Renaissance, du MoDem, d’Horizons, de l’UDI, du Parti Radical, des Républicains ou encore de Nouvelle Énergie, le parti du maire de Cannes David Lisnard. Mais ce dernier, qui plaide lui aussi depuis longtemps pour une primaire, ne fait pas l’unanimité. Il est par exemple considéré comme trop à droite par le chef des députés MoDem, Marc Fesneau. Dans la Tribune Dimanche, il a accusé David Lisnard de « préparer la grande alliance avec l’extrême droite, comme Sarah Knafo », l’eurodéputée de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour. Le maire de Cannes s’est défendu dimanche, assurant que sa « démarche » était « indépendante » et promettant qu’il ne gouvernerait « ni avec les macronistes, ni avec le RN ». « Cela a toujours été clair et net », a-t-il insisté dans une publication sur X. Dans la semaine, l’ancien Premier ministre LR, Michel Barnier, soutien de Bruno Retailleau, a lui aussi plaidé pour une primaire « de la droite et du centre ».