Présidentielle 2027 : Édouard Philippe propose un débat sur le racisme et l’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon l’ignore
« Le racisme n’est pas un sujet de débat. » Tels sont les propos recueillis par nos confrères du Parisien auprès de l’entourage de Jean-Luc Mélenchon, candidat insoumis à l’élection présidentielle 2027, ce mercredi 4 novembre 2026. Auprès de l’Agence France-Presse (AFP), des proches du leader insoumis bottent en touche : « On ne va pas répondre aux injonctions de Philippe pour l’aider à remonter dans les sondages », déclarent-ils.
Plus tôt dans la journée, Édouard Philippe, candidat Horizons à cette même élection au poste de chef de l’État, avait invité l’Insoumis à débattre de « racisme » et d’« antisémitisme », relate l’AFP. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron est pointé du doigt par la gauche pour avoir fait à plusieurs reprises un lien entre immigration et pillages, en marge des manifestations récentes.
« Je suis son homme »
« Si M. Mélenchon a envie d’un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme. Quand il veut, où il veut », a lancé Édouard Philippe depuis Zuydcoote (Nord), où il était venu évoquer, ce mercredi, la lutte contre l’émigration clandestine vers le Royaume-Uni.
Dans un entretien accordé au Point , il avait jugé la semaine dernière « patente » la « surreprésentation » de jeunes issus de l’immigration lors des pillages de magasins le week-end du 17 octobre dernier. Des propos réitérés dimanche 1er novembre sur le plateau du 20 h de TF1 .
Jean-Luc Mélenchon parle de « clientélisme racial »
En réponse, le leader de La France insoumise l’avait accusé de « ne pas croire » à ce qu’il dit, mais de parler de « clientélisme racialiste ». Dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon a annulé son passage prévu dans la semaine au 20 h de TF1, se disant mécontent de la manière dont Édouard Philippe, interviewé dans la soirée sur la chaîne, a pu selon lui « dérouler un discours dégoûtant » sur l’immigration « sans être interrompu ».
Édouard Philippe dénonce « une police de la pensée »
Le candidat centriste, en perte de vitesse dans les sondages, a déploré mardi « une espèce de police de la pensée imposée par l’extrême gauche, par M. Mélenchon », qu’il a accusé d’être « le premier à utiliser les codes de l’antisémitisme, […] à remettre en cause l’universalisme républicain ».
« Il y a un problème d’intégration dans notre pays, et on n’aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l’intégration fonctionne bien en France ? » a questionné l’ancien chef du gouvernement. « On est extrêmement attentifs à lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes d’antisémitisme, d’où qu’elles viennent, de l’extrême droite ou de l’extrême gauche », a-t-il assuré, martelant que « tous les Français font partie de la communauté nationale, d’où qu’ils viennent ».