Présidentielle 2027 : Édouard Philippe attendu ce dimanche au 20 heures de TF1 face à l’hypothèse d’une primaire à droite et au centre

Le maire du Havre Édouard Philippe sera l’invité du journal télévisé de 20 heures, quatre jours après son concurrent du bloc issu du macronisme, Gabriel Attal. Ce dernier, en perte de vitesse dans les sondages, y a proposé une « primaire des démocrates ».
Une opposition de principe au sein du parti Horizons
Mais Édouard Philippe martèle depuis des mois qu’il est opposé à ce mode de départage. Mercredi soir, son parti, Horizons, avait de nouveau accueilli négativement la proposition de l’autre ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron. « Ce n’est pas ce « en même temps » aussi cafouilleux qu’hasardeux qui permettra d’éviter » un duel RN-LFI, a ainsi fustigé le président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, Laurent Marcangeli. « La pression était forte sur lui dans son parti et dans les sondages », a ajouté un autre proche d’Édouard Philippe à propos de Gabriel Attal, en se demandant si son initiative n’était pas « un moyen de se trouver une sortie élégante ». Mais le maire du Havre Édouard Philippe, bien que favori dans l’espace du centre et de la droite dans les sondages, est lui aussi dans une dynamique négative depuis quelques semaines, semblant payer la gestion de la crise sociale par le gouvernement. Au point d’être même relégué dans les sondages - qu’il voyait comme le principal moyen de faire la différence avec ses rivaux - derrière Jean-Luc Mélenchon (LFI) et au coude-à-coude avec Raphaël Glucksmann (Place publique/PS). Et très loin de l’actuelle favorite du scrutin, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen.
La recherche d’une dynamique électorale pour le bloc central
« Édouard (Philippe) a commencé à se mettre sur le toboggan, mais je ne suis pas sûr qu’il le sente », s’inquiétait dans la semaine un cadre du bloc central. « Je ne vois pas les signaux envoyés pour inverser la tendance lourde », ajoutait cet élu, lui-même partisan d’une primaire. L’idée, si Édouard Philippe l’accepte, serait donc de faire participer les candidats déclarés au centre et à droite pour qu’émerge une seule candidature de cet espace, qui a pris l’habitude depuis 2024 de gouverner ensemble. En espérant que le vainqueur, débarrassé des autres candidats, puisse bénéficier d’un regain dans les enquêtes d’opinion, comme cela a été le cas pour Raphaël Glucksmann après sa victoire écrasante à la primaire social-démocrate. Mais c’est autour du périmètre de cette primaire que le bât blesse. L’offre initiale de Gabriel Attal semblait adressée aussi à Raphaël Glucksmann. Mais ce dernier n’entend pas participer à une seconde primaire, surtout qu’il ne se voit pas associé à cet espace de la droite et du centre.
Les divergences sur le périmètre des candidats potentiels
Alors, à qui envoyer les cartons d’invitation ? Samedi, dans les colonnes du journal « Le Parisien », la ministre Renaissance Aurore Bergé, elle-même partisane de longue date de ce processus, a plaidé pour la participation de Renaissance, du MoDem, d’Horizons, des centristes de l’UDI (Union des démocrates et indépendants), du Parti radical, des Républicains (LR) ou encore de Nouvelle Énergie. Un périmètre qui inclurait donc le très libéral maire de Cannes David Lisnard, porté par une certaine dynamique en cet automne.