Présidentielle 2027. « C’est un appel au bon sens », Hervé Morin réclame une primaire de la droite et du centre
Élection présidentielle en 2027, scrutin régional en 2028, santé économique de la Normandie, classement à l’Unesco des plages du D-Day… Hervé Morin, président (Les centristes) de la Normandie a fait le tour de l’actualité lors de l’entretien de rentrée qu’il a donné à Ouest-France. En prévision de la Présidentielle 2027, vous avez lancé dans le Figaro ce jeudi 27 août 2026 un appel pour l’organisation d’une « primaire de la droite et du centre ouverte à tous les Français ». Pourquoi est-ce si important ? C’est tout simplement un appel au bon sens. L’appel de tous ceux avec qui j’ai partagé durant l’été et qui n’ont qu’une question : se donne-t-on une chance de redresser le pays ? La première des conditions est que l’on soit en capacité de se retrouver au second tour. Pour l’instant, chacun est dans sa ligne de nage considérant qu’il est beaucoup trop tôt pour décrocher. Si tous nos candidats se maintiennent jusqu’à début 2027, il sera beaucoup trop tard.
« Le seul qui bloque désormais, c’est Edouard Philippe »
Quelle est votre proposition ? Il faut un système démocratique ouvert, comme nous l’avions fait en 2016 pour la droite, et non pas un système des partis. Les partis seront dans l’organisation mais cette primaire doit être ouverte à tous, pas aux seuls militants. Elle sera basée sur une charte de valeurs partagées par tous les candidats. L’attachement à la construction européenne, à l’économie de marché devra faire partie de ce socle commun. Avec ce système, nous pourrions réunir 4, 5 ou 6 millions de Français et ainsi donner un formidable élan à notre candidat. Mon appel a déjà été signé par 200 élus, maires, parlementaires et une pétition est ouverte pour le grand public. D’autres, avant vous, ont déjà formulé cette proposition sans recueillir beaucoup d’écho ? Je note que depuis la publication de mon appel à une candidature unique de la droite et du centre, Bruno Retailleau a ouvert la porte et que Gabriel Attal a également réagi positivement. Le seul qui désormais bloque l’affaire c’est Edouard Philippe. Ceux qui vont refuser les conditions de la création d’une unité de la France modérée porteront une lourde responsabilité.
« Rien ne pourra m’empêcher d’être candidat en 2028 »
Vous avez invité Christine Lagarde pour votre rentrée politique à la Fête de la Pomme le 12 septembre. La présidente de la Banque centrale européenne ferait-elle une bonne candidate pour 2027 ? Je l’ai invitée en tant que patronne de la BCE. C’est une figure très respectée. Elle a été ma camarade de gouvernement et j’ai observé que c’était une femme bien. Et c’est l’invitation d’un Normand à une Normande. Les questions qu’elle aborde à travers ses responsabilités sont des questions centrales de la Présidentielle : la construction européenne, la place de la France et de l’Europe dans le monde et maintenant, grâce à M. Mélenchon, l’effacement de la dette. Cette farce annoncerait purement et simplement la sortie de la France de l’euro. Après la Présidentielle 2027, les régionales 2028. Vous en serez ? Rien ne pourra m’empêcher d’être candidat. J’aurais 66 ans en 2028 et j’ai encore plein d’énergie. L’identité du nouveau Président de la République aura une résonance sur le scrutin régional. Mais il est important que les collectivités locales demeurent un pôle de stabilité dans un paysage politique bouleversé.