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Mélenchon, Le Pen et Glucksmann progressent, le centre recule… ce que disent les sondages des dernières semaines, candidat par candidat - Le Parisien

leparisien.fr · 31/10/2026 · ← revue

À environ six mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2027, les sondages se multiplient. Une Marine Le Pen qui confirme son statut de favorite, un bloc central qui s’effondre, et un Jean-Luc Mélenchon porté par la colère lycéenne et le mouvement contre la vie chère… Le Parisien revient sur un mois de sondage, candidat par candidat. Marine Le Pen, favorite des intentions de vote, renforcée par les violences du 17 octobre Sondage après sondage, la candidate du Rassemblement national confirme son statut de leader. Le 12 octobre, une enquête réalisée par Toluna-Harris Interactive plaçait Marine Le Pen en tête des intentions de vote au premier tour avec 35 % des voix, et jusqu’à 37 % dans le cas où Édouard Philippe renoncerait à une candidature au profit de Gabriel Attal. Un mois plus tôt, le 14 septembre, le même institut de sondage la créditait de 33 à 36 % des intentions de vote selon les scénarios. Notre enquête Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs, publiée samedi 24 octobre, confirmait par ailleurs cette tendance à la stabilité, créditant Marine Le Pen de 33,5 % des intentions de vote, contre 35 % en septembre. Une baisse négligeable au regard de la marge d’erreur de 2,9 points. Les violences urbaines du 17 octobre ont d’ailleurs bénéficié à la candidate du Rassemblement national, d’après plusieurs enquêtes d’opinion. Selon un sondage Odoxa publié mardi 27 octobre, elle a vu sa cote d’adhésion grimper de trois points par rapport au mois de septembre. Sa cote de rejet, elle, a diminué de trois points. Jean-Luc Mélenchon, une dynamique portée par la colère lycéenne et le mouvement « contre la vie chère » Le candidat de La France insoumise est l’autre grand gagnant du contexte social explosif. Dans l’enquête Toluna-Harris Interactive du 14 septembre, Jean-Luc Mélenchon affichait entre 16 et 17 % des intentions de vote selon les scénarios. Il était alors battu par Édouard Philippe dans le cas d’une candidature de François Hollande, et ex æquo dans l’hypothèse d’une candidature de Raphaël Glucksmann. Un mois plus tard, dans l’enquête du 12 octobre, l’Insoumis devançait le candidat Horizons dans l’ensemble des scénarios, accédant au second tour, peu importe la configuration. Une position confortée par le sondage du 23 octobre qui le crédite de 17 à 19 % selon les configurations. Le leader de La France insoumise voit lui aussi sa cote d’adhésion grimper de deux points par rapport à septembre, selon le sondage Odoxa paru le 27 octobre. Elle progresse même de sept points chez les sympathisants de gauche, atteignant 52 %. Notre enquête Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs, publiée samedi 24 octobre, montrait déjà que Jean-Luc Mélenchon avait pu capitaliser sur la crise en cours.

Édouard Philippe et Gabriel Attal payent le contexte social

Les deux principaux candidats du centre sont quant à eux les grands perdants du mois d’octobre selon les enquêtes d’opinion. Donné au second tour sous certaines conditions dans le sondage Toluna-Harris Interactive du 14 septembre, Édouard Philippe ne se qualifierait plus dans aucun scénario selon l’enquête parue à la mi-octobre. Même s’il était le candidat unique du centre, il plafonnerait à 16 % selon le sondage Toluna du 23 octobre, contre 19 % à la mi-septembre. Quant à Gabriel Attal, la chute est encore plus rude. Donné entre 8 et 15 % selon les scénarios au 14 septembre, il plafonnait à 12 % mi-octobre, et chutait à 11 % au 23 octobre. Les cotes d’adhésion des deux hommes baissent également, avec un recul de trois points pour Édouard Philippe, et de quatre points pour Gabriel Attal. Des dynamiques confirmées par notre enquête Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs. « Les gouvernants ont pris de mauvaises décisions selon les Français. Donc Édouard Philippe et Gabriel Attal, qui font partie de ces gouvernants, sont fortement pénalisés », expliquait Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos-BVA auprès du Parisien. Raphaël Glucksmann en légère hausse, porté par sa victoire à la primaire du Parti socialiste À gauche, le candidat du parti à la rose bénéficie d’une dynamique que les sondeurs attribuent à sa victoire lors de la primaire, le 11 octobre. Le 14 septembre, le député européen plafonnait à 12 % dans l’hypothèse d’une candidature de Gabriel Attal pour représenter le centre. Le 23 octobre, il gagnait deux points dans ce même scénario pour atteindre 14 % et ainsi se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon et ses 17 % d’intentions de vote. Notre sondage Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs du 24 octobre révélait également cette dynamique, avec une hausse des intentions de vote recueillies jusqu’à 1,5 point. Sa cote d’adhésion a quant à elle augmenté de quatre points en un mois auprès de l’ensemble des Français et de sept points auprès des sympathisants de gauche, selon l’enquête Odoxa.

Bruno Retailleau grappille des points mais est menacé par David Lisnard

L’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau progresse légèrement face à Édouard Philippe et Gabriel Attal entre septembre et octobre, selon nos sondages Ipsos-BVA-Cési École d’ingénieurs. Mais il se fait doubler par le candidat Nouvelle énergie, David Lisnard, testé pour la première fois dans notre baromètre du 24 octobre. Il est ainsi crédité de 6,5 % dans un scénario où il serait candidat avec Édouard Philippe et Bruno Retailleau. La candidate écologiste Marine Tondelier stagne à 3,5 % d’intentions de vote avec une évolution margine de -0,5 % entre septembre et octobre selon les scénarios testés par nos enquêtes Ipsos-BVA. À l’autre bout de l’échiquier politique, Éric Zemmour semble bénéficier d’une très légère dynamique avec une hausse de 1,5 point en un mois.