Revue de presse

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« Le Marais poitevin, c’est l’écologie » : Raphaël Glucksmann lance sa campagne présidentielle en Deux-Sèvres

Ouest-France · 25/08/2026 · ← revue

Après l’annonce de sa candidature aux élections présidentielles de 2027 dimanche soir, Raphaël Glucksmann s’est rendu en Charente-Maritime et en Deux-Sèvres pour lancer sa campagne. Dans la matinée, le candidat qui brigue l’Élysée s’est notamment rendu sur le site éolien d’Aunis à Saint-Jean-de-Liversay et Ferrières. En début d’après-midi, il a embarqué aux côtés du Sénateur écologiste Yannick Jadot au départ de Magné avant d’accoster sur une parcelle agricole et de lâcher ses premiers mots au milieu de quelques maraîchines, devant une nuée de journalistes. Un des premiers dossiers que le prochain président de la République aura à traiter, c’est la réforme de la politique agricole commune. Aujourd’hui, les subventions à l’hectare favorisent certains grands exploitants. Mais nous, ce que nous portons, c’est une refonte du système de la PAC et notamment bien rémunérer les services agricoles, les services écologiques rendus par les agriculteurs. C’est fondamental. On ne sauvera pas les paysages français, ni la France telle que nous l’aimons et telle que nous la connaissons si nous ne reconnaissons pas la nécessité de valoriser le travail des agriculteurs pour la rendre encore habitable et belle , a-t-il lancé avant que son acolyte, ex-candidat à la présidentielle de 2022, ne lui embraie le pas : « La beauté de notre pays, c’est aussi ce type d’écosystème. C’est ce que nous souhaitons valoriser. > LIRE AUSSI. Pourquoi ces agriculteurs du Marais poitevin transforment leurs parcelles cultivées en prairies ? Le sujet de l’agriculture a pris une grosse part des discussions de l’après-midi. Pascal Duforestel, président du Parc naturel régional du Marais poitevin a insisté sur certains points auprès du candidat de gauche. Si on veut que le Marais poitevin soit entretenu, préserve les atouts des prairies en matière de biodiversité, une des solutions, c’est de maintenir l’élevage extensif. Parce que ce sont les vaches qui entretiennent les prairies, sans quoi elles deviendraient des ronciers. Plus les personnalités politiques viendront dans le secteur, plus l’enjeu des parcs naturels régionaux, des zones humides et aussi des grands sites sera connu, plus ce sera répercuté auprès des populations et dans les programmes présidentiels. Le thème de l’eau et plus localement des bassines a également été évoqué au cours de cet arrêt : Ce qui nous intéresse, c’est la concertation. C’est le non-accaparement de l’eau par une minorité et cette loi de la jungle qui fait que les plus gros s’accaparent l’eau. Et c’est pour ça qu’on a un plan eau avec la mise en place de parlements de l’eau où il y a une concertation, une démocratie qui s’installe et où les usages de l’eau sont décidés de manière concertée. C’est ça l’enjeu principal. On mettra un terme à l’accaparement de l’eau. > LIRE AUSSI. Au cœur du Marais poitevin, ce parc animalier et de loisirs se réinvente pour pérenniser son activité

« Il faut préserver les zones humides »

En visite à Coulon le reste de l’après-midi, Raphaël Glucksmann a été accueilli sous les applaudissements de quelques passants sur la place de l’église. L’homme politique a profité de cet instant pour échanger avec les habitants venus à sa rencontre et prendre quelques selfies. Le cortège a ensuite déambulé de la place de l’église, en passant sur les quais avant de revenir sur la terrasse du café le Marais Givré. La marche a été ponctuée de discussions avec des jeunes passants, des photos prises à la volée mais aussi par l’intervention provocatrice d’un homme ayant pris part au cortège en diffusant l’hymne russe. L’homme politique a rappelé que l’écologie était la raison principale de sa venue en Deux-Sèvres. Le Marais poitevin c’est l’écologie. Il faut préserver les zones humides, parce que la transition écologique, c’est l’alpha et l’oméga des politiques publiques que nous allons mener. Et donc la première visite s’est déroulée ici et je suis particulièrement fier de l’avoir faite avec Yannick Jadot, qui a rejoint la campagne. Il sera lui en charge des 100 premiers jours de la révolution écologique dès le lendemain de la prise du pouvoir », a martelé Raphaël Glucksmann. Croit-il possible une alliance avec Delphine Batho dont il était sur les terres de sa circonscription, ce mardi ? Je connais bien Delphine et je suis convaincu que dans cette perspective d’une révolution écologique, on va travailler ensemble , a-t-il asséné. > LIRE AUSSI. À 23 ans, elle commence à gérer un embarcadère dans le Marais poitevin, et vit une saison de transition particulière Pour achever cette journée de déambulation, le candidat aux prochaines présidentielles a abordé le sujet de la primaire de la gauche. C’est une évidence pour moi que nous devons mener cette bataille de 2027 ensemble. On va organiser une primaire et cette primaire, il faut que ce soit impérativement le moment de rassemblement de la gauche. Et je suis sûr que c’est l’attente des sympathisants de gauche en général. L’enjeu, c’est la mobilisation. C’est de se dire qu’on a une grande campagne à mener et à la fin, il faudra qu’on batte l’extrême droite. C’est aussi de faire de ce moment-là, le lancement d’une dynamique collective. C’est pour cette raison que j’ai hâte que cette campagne commence et elle commence pour nous aujourd’hui et ici.