« Je n’ai pas le sentiment qu’il y ait un candidat qui va changer la France » : blues et espoirs avant la présidentielle
Amour, Loire et beauté. Au sortir de la gare d’Ancenis, une fresque murale déroule en cursives vert amande le menu qui pourrait composer l’étape du jour. Mais non, pas question de rigoler, adieu rêve de tourisme et de Loire à vélo, nous voici sur les routes pour prendre le pouls et le moral des habitantes et habitants du territoire, recueillir leurs attentes, inquiétudes et espoirs en amont de la présidentielle. Le tout à vitesse vélocipédique pour favoriser les chemins de traverse et les longues discussions. Et donc, première étape : Ancenis, cité de 7 600 habitants nichée au bord de Loire.
La ville a beau marier douceur de vivre et dynamisme économique (Manitou, laiterie Laïta, Toyota…), son bassin de vie est en net déclin question santé. Le territoire est classé en désert médical. Tout aussi inquiétant, le centre hospitalier d’Ancenis Erdre et Loire - le Chel ainsi que le surnomment les professionnels qui y travaillent - ne vit pas ses meilleurs jours. « L’établissement affiche un taux de vétusté de 80 % et de nombreuses activités sont menacées, faute de décisions et d’investissements nécessaires , alerte Alison Leichnam, pharmacienne et hygiéniste de l’hôpital.
Les urgences font le yoyo et sont régulièrement fermées la nuit. L’avenir de la maternité - 400 accouchements/an - est en suspens. Et les quatre salles de bloc opératoire réclament un plan de modernisation urgent - cinq millions d’euros au bas mot - du fait du vieillissement des centrales de traitement d’air. Si les centrales claquent, les autorités seront contraintes de fermer les salles opératoires du...