"J'en suis absolument convaincu": Gabriel Attal assure qu'une primaire "aura lieu" pour départager les candidats de la droite et du centre

Une semaine après s'être positionné en faveur d'une primaire de la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle, Gabriel Attal, candidat Renaissance, a à nouveau évoqué cette volonté mercredi 4 novembre sur le plateau de BFMTV. Le dimanche 1er novembre, au 20 heures de TF1, Édouard Philippe a rappelé son opposition à l'idée d'une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre à la présidentielle. Face à ce refus, Gabriel Attal a affirmé que cette dernière aurait "lieu". "J'en suis absolument convaincu", a-t-il affirmé. Cette primaire pourrait réunir les deux anciens Premiers ministres, le candidat LR Bruno Retailleau ainsi que le candidat Nouvelle Énergie David Lisnard. Ce dernier, partisan d'une primaire depuis plusieurs mois, avait également réaffirmé cette volonté mardi 3 novembre sur BFMTV. "Depuis 2024, je dis qu'il faudrait une compétition qui éviterait deux écueils: la divison au premier tour qui fait perdre, potentiellement, et les arrangements de notables qui feront perdre le pays. Ce que je propose depuis le début c'est une compétition de la droite et du centre, une sorte de pré-premier tour", a déclaré le maire de Cannes.
Une primaire avec Retailleau et Lisnard, mais sans Glucksmann
D'abord opposé à cette primaire, Bruno Retailleau a finalement évoqué la possibilité de s'y soumettre mardi 3 novembre sur le plateau de l'émission "Vous Président" de BFMTV, expliquant n'avoir jamais "été opposé à la primaire". "Il faudra une primaire sans doute au début d'année", avait affirmé Bruno Retailleau. Le candidat de la droite a proposé "trois grands débats sur le pouvoir d’achat, sur l’écologie et peut-être un autre sur le régalien" avec David Lisnard, Gabriel Attal et Édouard Philippe. Jusqu'à présent, David Lisnard et Bruno Retailleau reprochaient cependant à Gabriel Attal de ne pas délimiter clairement les contours de cette primaire, ne rejetant pas une participation de Raphaël Glucksmann, candidat de la gauche élu à l'issue de la primaire du PS et de Place publique. Gabriel Attal a cette fois laissé entendre que Raphaël Glucksmann n'était pas concerné, indiquant que la gauche avait "fait sa primaire", qu'un candidat en était "sorti" et que ce dernier n'irait "pas dans une autre primaire".