Revue de presse

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«Il fait ce qu’il dit.» «Pas ma tasse de thé.» Que pensent les Vendéens de B. Retailleau, candidat à la présidentielle ?

Ouest-France · 24/10/2026 · ← revue

Certains terroirs sont comme des miroirs : les regarder, c’est se retrouver, écrit Bruno Retailleau en s’adressant aux Vendéens, dans « De combats et d’espoir : Lettres aux Français ». C’est aussi retrouver une certaine sérénité et faire le plein d’énergie.

Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle de 2027 en a eu l’occasion, vendredi 23 octobre 2026, en venant dédicacer son livre dans son bocage natal. L’événement a attiré des proches, des sympathisants de droite et des soutiens de longue date, au magasin Hyper U des Herbiers.

Dans la longue file d’attente formée principalement de retraités, résonnaient l’admiration et le respect envers l’homme politique, et l’affection envers l’ami. Souvent de façon mêlée. Bruno Retailleau est quelqu’un de dynamique qui a la hauteur de vue nécessaire pour redresser la France, estiment Yannick et Laurence Martineau, qui le connaissent personnellement. Il fait ce qu’il dit, ce qui n’est pas courant en politique.

Nombreux sont ceux qui se font photographier avec la vedette du jour, laissant poindre leur émotion. À quelques mètres de la table, des clients de passage volent un selfie ou un simple cliché en souvenir.

En attendant la signature, des sympathisants décrivent un homme proche des réalités et des gens. C’est quelqu’un d’abordable, avec qui il est facile d’échanger, décrit Marie-Paule et Jacques, anciens bénévoles du Puy du Fou où ils ont connu le candidat. Un homme de dialogue et d’écoute, donc, sachant exprimer ses idées sans agressivité, ni vulgarité, souligne Guy. Maxime Didier, jeune trentenaire, abonde : Il emploie un ton courtois, poli et calme qu’il serait sympathique de retrouver.

Toutes les critiques sont positives, tant sur la forme que sur le fond. C’est un homme vrai, avec du bon sens de A à Z, juge Alain Landreau, ancien maire de Saint-Martin-des-Tilleuls. J’apprécie sa droiture, commente Philippe Gilbert, de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il a envie de progresser et de faire progresser les autres. J’ai eu l’occasion de voir comment il sait donner l’exemple, partage Bernard Fonteneau, encarté LR et soutien inconditionnel.

Alors, même si Bruno Retailleau ne pointe qu’à 9 % des intentions de vote, selon le sondage OpinionWay réalisé mi-octobre pour Les Échos et Radio classique, les supporters sont unanimes : Il est le plus à même de rassembler à droite. Tout n’est pas joué : il a encore six mois pour y arriver.

Une petite file de lecteurs aux Sables-d’Olonne

Le lendemain, en début d’après-midi, Bruno Retailleau est attendu au centre commercial Ylium, aux Sables-d’Olonne. Pas de meeting politique au programme ce samedi, donc, mais là aussi une rencontre-dédicace devant l’espace culturel Leclerc.

Une petite file de lecteurs attend le candidat à l’élection présidentielle. Ce n’est pas la foule venue sur place pour Kendji Girac, il y a quelques mois dans le hall, mais le sénateur vendéen est attendu. Dans la file d’attente, on reconnaît des élus ou anciens élus locaux venus rencontrer l’homme politique.

Ce dernier a son public. Notamment des retraités, mais pas uniquement des lecteurs de cette tranche d’âge. Bruno Retailleau, c’est l’âme de la Vendée, lâche Marie-Pierre Calonne. Avec mon mari, nous avions prévu de venir, car nous le connaissons bien.

Au début du livre « De combats et d’espoir », Bruno Retailleau adresse une lettre aux Gilets jaunes. Il y dit qu’il a compris leur colère. Il décrit des gens affectés par la blessure de l’arrogance. Ceux qu’on a fait passer pour ces Français qui roulent au diesel et fument des clopes.

Mais quand on évoque l’ouvrage de Bruno Retailleau auprès des Gilets jaunes, ces derniers n’ont pas connaissance du livre et encore moins du chapitre qui leur est consacré. François est radicale : Je ne vais pas dépenser mon argent à acheter un tel livre, qu’elle range dans la catégorie navet. Plusieurs Gilets jaunes rencontrés rétorquent : Bruno Retailleau, ce n’est pas ma tasse de thé. D’autres, comme Jean-Claude, se méfient d’un homme puissant. Quant à Jérôme, il se souvient surtout de l’époque de la trahison avec Philippe de Villiers.

L’histoire ne dit pas si Bruno Retailleau a klaxonné amicalement le petit groupe de Gilets jaunes occupé à se restaurer de sandwichs au pâté sur le rond-point de la Vannerie, quand il est arrivé aux Sables-d’Olonne.