Après la cyberattaque de la plateforme de la primaire de la gauche, le vote prolongé jusqu’à dimanche 18 h
À 19 h ce vendredi 9 octobre 2026, seules 20 000 personnes, sur les 140 000 inscrites, ont pu voter. La cyberattaque qui vise depuis la matinée la plateforme de vote de la primaire de la gauche sociale-démocrate, a considérablement ralenti le scrutin. Conséquence : les organisateurs ont annoncé que le vote sera prolongé jusqu’à dimanche 18 h, rapporte l’Agence France-Presse.
Le scrutin, qui se déroule uniquement par vote électronique, doit permettre de désigner celui qui sera le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle, parmi cinq prétendants : l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, le patron du PS Olivier Faure, l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal et les députés Jérôme Guedj (PS) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste).
Un « afflux massif et fictif de connexions »
La plateforme a été ciblée dès l’ouverture du vote à 8 h par une cyberattaque visant à créer un « afflux massif et fictif de connexions » qui ont entravé « la capacité à voter d’une partie des électeurs », avait indiqué la commission d’organisation de la primaire en fin de matinée.
Conséquence : à 19 h, seuls 20 000 des 140 000 inscrits à ce vote avaient pu s’exprimer, a précisé le président de la commission Patrick Mennucci. Mais « le vote a repris normalement à 18 h 45 », a-t-il précisé, laissant espérer une reprise des votes plus rapide dans les prochaines heures.
Le premier tour doit s’achever samedi à 20 h et le résultat doit être annoncé dans la foulée. Si un deuxième tour est nécessaire, il aura lieu les 16 et 17 octobre.
La commission précise que les trois formations politiques organisatrices du scrutin (PS, Place publique et GRS) ont saisi la justice. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a également été saisie, a indiqué Matignon.