Revue de presse

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Le sénateur François Patriat, ancien ministre socialiste et proche d’Emmanuel Macron, est mort à l’âge de 83 ans

Ouest-France · 19/08/2026 · ← revue

Élu depuis 2008 au siège sénatorial de Côte-d’Or (Bourgogne Franche-Comté), l’ancien ministre de Lionel Jospin et premier soutien d’Emmanuel Macron est mort ce mercredi 19 août 2026. François Patriat avait 83 ans. Depuis le 17 juillet dernier, il était hospitalisé au CHU de Dijon après un grave accident de vélo. « Ce mercredi 19 août, François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or, président du groupe RDPI, ancien président de la Région Bourgogne, ancien ministre, est décédé à l’hôpital de Dijon, des suites d’un grave accident de vélo survenu le 17 juillet dernier », a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) auquel appartenait le sénateur.

Un homme de gauche devenu premier « Marcheur »

Né en 1943 à Semur-en-Auxois, François Patriat commence sa vie adulte comme vétérinaire avant de s’engager en 1974 au sein du Parti socialiste, raconte Le Bien Public . Deux ans plus tard, il entre au Département en tant que conseiller général ; siège qu’il occupera jusqu’en 2008. En 1981, le socialiste monte les échelons et arrive à la capitale, en tant que député, pile dans le sillon de la « vague rose » qu’amène François Mitterand. Alors que Jacques Chirac occupe l’Élysée, il est nommé dans le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, d’abord en tant que secrétaire d’État chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat (octobre 2000 - février 2002) puis comme ministre de l’Agriculture et de la Pêche, quelques mois en février et mai 2002. Il retrouve ensuite le chemin de la politique régionale en dirigeant la Région Bourgogne de 2004 à 2015. Entre-temps, il est élu sénateur de Côte-d’Or en 2008 jusqu’à 2026, annonçant en septembre 2026 ne pas se représenter pour un quatrième mandat. Longtemps symbole de la gauche, François Patriat avait été l’un des premiers à quitter son parti pour rejoindre le mouvement d’un jeune ministre prometteur, Emmanuel Macron. Il l’avait soutenu en 2017, avant de prendre la tête des sénateurs de La République en Marche (LREM).

Pleuré dans son camp

Sur son compte X, le candidat à la présidentielle Gabriel Attal a rendu hommage à « l’un des serviteurs les plus fidèles de la République », « figure incontournable de la Chambre Haute » mais surtout « un compagnon de route » fidèle d’Emmanuel Macron. Le président de la République pleure « un ami cher » qu’il « aimait », écrit-il sur X. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a souhaité célébrer dans un communiqué un politique « bienveillant » pour qui « fidélité » rimait avec « liberté », soit « une certaine conception de la fraternité républicaine ». Sa prédécesseure, Élisabeth Borne, a elle souhaité honorer la mémoire d’un « homme engagé, fidèle à ses valeurs, qui n’a jamais renoncé à agir pour ce en quoi il croyait » sur X. L’ancienne ministre Agnès Pannier-Runacher a, elle, « remercié » François Patriat sur X pour son « engagement », son « expérience » et sa « sagesse », particulièrement précieux lors des balbutiements de LREM. Docteur vétérinaire de formation, profession à laquelle il était très attaché, sénateur depuis 2008, François Patriat fut conseiller général de la Côte-d'Or pendant trente-deux ans, maire, député, président de la région Bourgogne et ministre de Jacques Chirac dans le gouvernement… https://t.co/jAaYMZwRLB

— Gérard Larcher (@gerard_larcher) August 19, 2026

Le président du Sénat, Gérard Larcher, se souvient d’un « collègue et président de groupe chaleureux, engagé, amical, dont les expressions marquantes manqueront à nos réunions ». « Son parcours politique national exceptionnel ne l’avait jamais écarté de sa chère Bourgogne », a rappelé son homologue président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, quand le groupe centriste de la chambre haute a rendu hommage à un « élu de terrain » et un « président de groupe dynamique et engagé ».