Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass autonome (curl_cffi)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Violences du 17 octobre : Emmanuel Macron à Marseille ce lundi pour une visite surprise sur le « retour de l’ordre » - Le Parisien

leparisien.fr · 26/10/2026 · ← revue

Emmanuel Macron est arrivé à la mi-journée à Marseille (Bouches-du-Rhône) pour une visite surprise afin, selon les mots de l’Élysée de constater le « retour de l’ordre républicain » après les violences qui ont émaillé la mobilisation citoyenne du 17 octobre. Lors de sa visite dans la deuxième ville de France, le chef de l’État a reconnu que les autorités n’avaient « pas du tout anticipé » cette journée de mobilisation et que « les forces de police n’étaient pas dûment proportionnées ». Après un entretien avec le maire de Marseille Benoît Payan, il a ajouté que « la République » et « l’ordre public » étaient tenus « sans état d’urgence », tout en estimant que ce n’était pas « un interdit ou un tabou » si « les choses devaient se dégrader ».

« Pas comparable » avec les émeutes après la mort de Nahel

« Ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l’été 2023 », lors des émeutes urbaines qui avaient suivi la mort du jeune Nahel Merzouk, a-t-il observé, évoquant actuellement « une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d’une part, et dans la vie chère d’autre part ». On a pu le voir à l’hôtel de ville à la mi-journée rencontrer les forces de l’ordre, avant de regagner la préfecture où il doit rencontrer des commerçants touchés par ces dégradations.

Les forces de l’ordre remerciées

Lors de sa visite à Marseille, Emmanuel Macron « saluera et remerciera enfin les forces de sécurité intérieure qui ont permis le retour de l’ordre républicain », a ajouté la présidence, après un week-end marqué par de nouvelles manifestations, mais sans incident majeur malgré quelques pillages très sporadiques, notamment dans la cité phocéenne. De nombreuses vitrines du centre-ville étaient encore protégées par du contreplaqué ce lundi matin. Le président de la République avait remercié dimanche soir sur le réseau X les « forces de l’ordre » et assuré que « grâce à elles et malgré un contexte difficile, l’État a été au rendez-vous de ses missions ». Le gouvernement, mais aussi le chef de l’État sortant, qui cédera sa place au printemps, ont été vivement critiqués par les oppositions mais aussi des figures du camp présidentiel après le fiasco du 17 octobre. Emmanuel Macron est monté en première ligne ces derniers jours. Il a présidé plusieurs réunions pour améliorer le maintien de l’ordre et reçu vendredi les syndicats lycéens afin d’entendre « les attentes légitimes de notre jeunesse ». Il a promis dimanche que le Premier ministre Sébastien Lecornu et ses ministres, qui doivent les rencontrer lundi après-midi à leur tour, apporteraient dans la foulée « des réponses très concrètes ».

Intrusion de manifestants dans la mairie

Le déplacement à Marseille est motivé par le fait que « c’est là d’où tout part le 17 octobre », avec une intrusion de manifestants dans la mairie « et le buste de Marianne brisé », a dit un proche du président à l’AFP. Il s’agit donc d’affirmer « que l’État est là, tient et sera au rendez-vous de sa mission de protection », a-t-il ajouté. Le maire socialiste Benoît Payan avait critiqué le manque d’anticipation en termes de maintien de l’ordre après la journée tendue du 17 octobre.

« Soulagement » pour les commerçants après samedi 24 octobre

Partout en France, le bilan des violences était sans commune mesure samedi 24 octobre par rapport à la semaine précédente. « On est soulagé du point de vue de la casse massive », a déclaré le président du réseau des chambres de commerce et d’industrie (CCI France), Alain Di Crescenzo, qui a salué l’action des forces de l’ordre, dont les effectifs avaient été renforcés de 20 %, avec 70 000 policiers et gendarmes déployés. CCI France comptait une quarantaine de commerces dégradés ou pillés partout en France, selon les données en sa possession dimanche matin.