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Présidentielle 2027 : Robert Ménard appelle Bruno ...

Le Figaro · 10/07/2026 · ← revue

Présidentielle 2027 : Robert Ménard appelle Bruno Retailleau à se «débarrasser» des «boulets» de son parti Le maire de Béziers (Hérault), s’insurge contre les dissidents au sein des Républicains (LR) qui contestent la candidature du président du parti. Et pointe la «cohorte de gens qui ne rêve que de lui foutre un coup de poignard dans le dos».

Une semaine après la main tendue de Laurent Wauquiez, le président des députés Les Républicains (LR) à l’Assemblée, vers Édouard Philippe (Horizons), la pression peine à retomber à droite. Robert Ménard, le maire de Béziers (Hérault), divers droite, mais proche du Rassemblement national (RN), appelle Bruno Retailleau, candidat LR, à se «débarrasser du parti» sur CNews/Europe 1. Une flèche destinée à Laurent Wauquiez qui avait estimé dans Le Figaro que le candidat Horizons pouvait «incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France» pour 2027. Face à la désormais quadruple candidate à la présidentielle Marine Le Pen, Robert Ménard estime que Bruno Retailleau est «le seul» qui pourrait incarner une alternative, notamment sur le plan économique. Avant de s’interroger : «Vous avez vu le parti qu’il a avec lui ?», et de poursuivre : «Moi j’ai ce parti, je me débarrasse du parti». Les déclarations de l’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont d’ailleurs donné lieu à une réunion de groupe particulièrement houleuse, mardi, au sein des LR.

«Coup de poignard dans le dos»

«Ce n’est pas un boulet, c’est une enclume. Tant qu’il ne se débarrassera pas de cette espèce de cohorte de gens derrière lui qui ne rêvent que, d’une chose, c’est de lui foutre un coup de poignard dans le dos, il n’y arrivera pas», cingle encore le maire de la commune de l’Hérault, réélu dès le premier tour en mars dernier. En cas de duel entre le parti nationaliste et La France Insoumise (LFI), l’élu local a déjà tranché et assure : «Je voterai pour Marine Le Pen». Mais se veut aussi demandeur d’une «autre alternative» : «Il faut des gens qui en aient un petit peu. Ils ont des convictions mais pas de courage». Quant à savoir si le candidat Renaissance, Gabriel Attal, pourrait incarner une rupture par rapport à Emmanuel Macron : «Qui peut vous faire croire ça», raille-t-il. Et Édouard Philippe ? «Pas plus que ça».