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Présidentielle 2027 : "Manœuvre de Macron", "date de bordélisation"… Les candidats vent debout contre un second tour fixé au 2 mai

ladepeche.fr · 05/11/2026 · ← revue

Présidentielle 2027 : "Manœuvre de Macron", "date de bordélisation"… Les candidats vent debout contre un second tour fixé au 2 mai Fixé au 2 mai, le second tour de la présidentielle 2027 fait grincer des dents. À gauche comme à droite, plusieurs responsables politiques dénoncent un calendrier qui place le scrutin au lendemain du traditionnel défilé du 1ᵉʳ-Mai. Mais le gouvernement n'entend pas, pour l'instant, revenir sur les dates annoncées. Le calendrier de la présidentielle vire à l'imbroglio. Alors que le premier tour est prévu le 18 avril, plusieurs responsables politiques réclament de déplacer le second tour, fixé au lendemain du traditionnel défilé du 1er-Mai. Validé en Conseil des ministres au cœur de l'été, après consultation des partis, ce calendrier suscite de plus en plus de critiques. "Ça fait ch… de faire le 1er-Mai sous trêve électorale", avait déploré un cadre insoumis auprès du Parisien début juillet. Cette journée traditionnellement consacrée aux revendications sociales pourrait en effet donner lieu à des prises de position politiques, alors que les candidats seront tenus à une stricte neutralité et ne pourront plus faire campagne. Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, avait lui aussi dénoncé "une manœuvre du président Macron", jugeant le calendrier "pas particulièrement judicieux si on veut respecter le silence électoral". Le maire RN de Perpignan, Louis Aliot, a également protesté le 25 octobre, estimant que "la neutralité et la sérénité qui doivent prévaloir avant le vote du dimanche seront nécessairement rompues".

"Date de bordélisation"

Les dégradations et les pillages survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre ont ravivé les contestations. Invité sur RMC/BFMTV lundi, Raphaël Glucksmann s'est prononcé pour un changement de date. "Vu l'état de polarisation, vu l'état de détestation, vu l'état de violence dans la société, je pense que ce serait intelligent, effectivement, de changer la date de l'élection", a-t-il déclaré. Le 28 octobre, Bruno Retailleau avait également dénoncé une "date de bordélisation" et un "problème de légalité", estimant que les candidats pourraient profiter du 1er-Mai pour s'exprimer malgré la fin de la campagne. "Ça continuera avec le 1er-Mai, vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront", avait-il anticipé. « Le choix de placer le second tour de l'élection présidentielle juste après le 1er mai n'est pas neutre. Une campagne électorale est censée s'achever dans le calme, pas au lendemain d'une journée de manifestations et de tensions. Cette décision pose un vrai problème… pic.twitter.com/OFPXTg591R

— les Républicains (@lesRepublicains) July 1, 2026

L'exécutif, lui, ne semble pas disposé à revoir sa copie. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu le maintien du calendrier, affirmant qu'il n'y avait "pas de raison de changer" les dates du scrutin. Elle a notamment dénoncé l'idée de "poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays". Les 11 et 25 avril pourraient être envisagées pour respecter les contraintes constitutionnelles. Mais ce changement aurait aussi un coût, puisque deux zones scolaires sur trois seraient alors en vacances de printemps. Le gouvernement dispose encore de quelques mois pour trancher : le décret de convocation des électeurs doit être publié au plus tard dix semaines avant le scrutin, soit le 31 janvier pour une élection organisée les 11 et 25 avril.