Présidentielle 2027 : Darmanin accuse Mélenchon et Le Pen de menacer la construction européenne
Présidentielle 2027 : Darmanin accuse Mélenchon et Le Pen de menacer la construction européenne À Barcelone ce lundi 2 novembre, Gérald Darmanin a mis en garde contre les conséquences de la présidentielle de 2027 pour la construction européenne. Le garde des Sceaux, qui soutient Édouard Philippe, estime qu’une victoire de Jean-Luc Mélenchon ou de Marine Le Pen remettrait en cause son existence même.
«M. Mélenchon et Mme Le Pen tueront l’Europe telle qu’elle existe», si l’un ou l’autre accède à l’Élysée en 2027, a estimé lundi le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, par ailleurs soutien du candidat Édouard Philippe, lors d’un forum à Barcelone. «C’est incontestable que si M. Mélenchon ou si Mme Le Pen est élu(e), il n’existe plus d’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il y aura toujours un continent européen et des pays qui se parleront, mais il n’y aura pas de Communauté européenne», a poursuivi le ministre, en estimant que «les projets des deux candidats sont extrêmement clairs et se construisent sur la fin de cette Europe».
«Pour faire changer l’Europe»
Le garde des Sceaux a encore appelé à ce que ce soit «quelqu’un de très pro-européen» qui remporte l’élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 18 avril, «pour faire changer l’Europe», considérant que l’enjeu du prochain chef de l’État français sera «de transformer l’Europe en une Europe puissance et pas en une Europe discussion».
Gérald Darmanin, qui fut membre de tous les gouvernements depuis 2017, à l’exception de la brève équipe Barnier, a par ailleurs déploré que «l’Europe décroche dans le monde» et que «la France a tendance à décrocher en Europe». «En France, les débats sont souvent des débats de vieux - c’est-à-dire des débats sur les retraites, sur l’assurance maladie, sur comment on va terminer sa vie - alors que le monde parle de physique quantique, d’intelligence artificielle, de climat et d’industrie verte», a encore fait observer Gérald Darmanin. «Il faut qu’on arrête des débats de vieux pour nous projeter vers des débats d’avenir», a-t-il encore exhorté.