Revue de presse

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Présidentielle 2027 : «Ça n'a jamais été mon bras droit, ni ...

Le Figaro · 07/07/2026 · ← revue

Présidentielle 2027 : «Ça n’a jamais été mon bras droit, ni une aide», cingle Retailleau sur Wauquiez Après la main tendue du président des députés LR à Édouard Philippe, le candidat du parti à la présidentielle assure ne pas être «étonné plus que ça». Le premier assume n’avoir dit que des «évidences».

Le feuilleton se poursuit. La semaine dernière, le président des députés Les Républicains (LR) à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, déclarait au Figaro: «Édouard Philippe peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France». Une petite phrase qui a fait l’effet d’une bombe au sein des troupes LR. «Ça ne m’a pas étonné plus que cela», raille le candidat LR Bruno Retailleau, sur BFMTV/RMC, ce mardi. Il avait déjà réagi aux propos de son meilleur ennemi vendredi dernier, déclarant «je ne souhaite pas assez de mal à Édouard Philippe pour vouloir que Laurent Wauquiez le soutienne. Il n’a pas mérité cela ». Le sénateur, qui a préféré traiter la situation avec ironie, affirme que l’élu de la Haute-Loire «n’a jamais été un bras droit, une aide pour moi, ni un soutien d’ailleurs». La relation entre les deux figures du parti a toujours été tumultueuse. En avril 2025, ils se livraient une guerre fratricide pour la présidence des Républicains. Le candidat fait savoir que Laurent Wauquiez «est toujours membre des LR» et assure : «je ne remettrai pas un jeton dans la machine».

«L’élection présidentielle ce n’est pas une promenade de santé. Vous avez le droit chaque matin à votre bol d’huile de foie de morue et aux petites trahisons», rétorque le prétendant élyséen. L’homme pointe aussi les contradictions du député : «Il y a un an, il n’avait pas de mot assez dur sur Édouard Philippe et d’ailleurs il trouvait que j’avais été trop macronisé quand j’avais été ministre de l’Intérieur». Alors en course pour la présidence des LR, Laurent Wauquiez avait rejeté toute éventuelle alliance avec l’ancien premier ministre.

«Je n’ai fait que dire des évidences»

Au même moment, Laurent Wauquiez était lui-aussi invité des matinales. «Mes déclarations ont provoqué des réactions (...) Je n’ai fait que dire des évidences», se défend-il sur CNEWS/Europe 1. Avant d’arguer qu’il ne soutient «aucun candidat». Celui qui a fini par renoncer à ses ambitions présidentielles pour 2027, continue de plaider pour un «rassemblement» des candidats de la droite et du centre, pour éviter que le leader Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, ne franchisse le second tour. «Ce n’est pas agréable de le dire, mais ça imposera que tous les candidats acceptent de soutenir celui qui est le mieux placé», avance-t-il, donnant l’automne comme horizon. Et de poursuivre : «Cette règle vaudra pour Bruno Retailleau, David Lisnard , Xavier Bertrand et Édouard Philippe». Sur l’ancien premier ministre, il assume de dire qu’il y a «des différences» dans les projets et assure que le Havrais «devra clarifier ses positions», notamment sur les sujets régaliens. Afin de «convaincre qu’il porte un projet de droite et non pas la prolongation du macronisme», explique-t-il. Selon ce dernier, cette union se justifie d’autant plus qu’il y a eu des accords entre son parti et Horizons lors des élections municipales. Ces stratégies pourraient d’ailleurs se renouveler à l’approche des élections sénatoriales, prévues en septembre. «Il y a une espèce de jeu de dupes en ce moment, j’assume de mettre un pavé dans la mare», conclut-il.