Mobilisation sociale : les prochaines manifestations éviteront à nouveau les centres-villes, annonce Emmanuel Macron - ICI
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En déplacement ce lundi à Marseille, le président de la République a jugé que la journée de samedi prochain était "à risque" et a assuré que les tracés des manifestations seront encore prévus hors des centres-villes. "On n'avait pas du tout anticipé" les violences du 17 octobre, a reconnu ce lundi Emmanuel Macron lors d'un point presse organisé devant l'hôtel de ville de Marseille, où il est arrivé en fin de matinée pour une visite surprise sur le thème du maintien de l'ordre. "Les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées", a-t-il poursuivi. Mais, s'est félicité le chef de l'État, "l'organisation et l'anticipation ont été là", une semaine plus tard, le 24 octobre. "Nous avons pu tenir et protéger, le droit de manifester a été préservé", a-t-il souligné. Cependant, "il faut préparer la suite" et "on reste humble et concentrés", a rappelé le président de la République, anticipant un "samedi encore à risque" le 31 octobre, tout en glissant qu'"il n'est pas écrit qu'il y ait une chronique de chaque samedi qui doive reprendre".
L'état d'urgence n'est pas "un interdit ou un tabou"
Emmanuel Macron a annoncé que les prochaines manifestations "se feront hors des centres-villes", comme samedi dernier. Les couvre-feux seront également reconduits, si besoin, mais sans déclarer l'état d'urgence. "On tient la République et l'ordre public aujourd'hui sans état d'urgence", a assuré Emmanuel Macron, tout en estimant que ce n'était pas "un interdit ou un tabou" si "les choses devaient se dégrader". "Ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas comparable avec ce que nous avions vécu à l'été 2023", lors des émeutes urbaines qui avaient suivi la mort du jeune Nahel Merzouk, a-t-il observé, évoquant actuellement "une mobilisation sociale et politique qui a des racines dans la mobilisation lycéenne d'une part et dans la vie chère d'autre part".
Des réponses "à court terme" pour les lycéens et syndicats
Il a annoncé souhaiter répondre aux "demandes légitimes" à l'origine de ces mobilisations, avec des "annonces fortes" pour les lycéens "à très court terme". Le gouvernement a en effet indiqué qu'il apporterait lundi "des réponses très concrètes" aux demandes des lycéens, concernant notamment Parcoursup, l'état des bâtiments ou encore le nombre de places à l'université. "Et nous allons faire de même avec les organisations syndicales" a promis Emmanuel Macron. Le président a également dit vouloir accompagner les commerçants et les collectivités touchés par les dégradations survenues en marge des journées de mobilisation.
Le président reprend la main
Le chef de l'État avait été personnellement critiqué par les oppositions, mais aussi par plusieurs figures de son camp, pour la gestion du maintien de l'ordre il y a neuf jours et pour le maintien de sa tournée dans le Golfe en début de semaine dernière. Depuis, il est monté en première ligne, multipliant les réunions sur le maintien de l'ordre puis vendredi avec les syndicats lycéens, et les déplacements. Arrivé en fin de matinée à Marseille, Emmanuel Macron s'est rendu directement auprès du maire Benoît Payan, entouré de plusieurs ministres dont Laurent Nuñez (Intérieur), Serge Papin (Commerce) ou Sabrina Roubache (Formation professionnelle), avant d'aller à la rencontre des forces de l'ordre et des commerçants. Ce déplacement dans la deuxième ville de France était motivé, selon un de ses collaborateurs, par le fait que "c'est là d'où tout part le 17 octobre", avec une intrusion de manifestants dans l'hôtel de ville et des centaines de magasins pillés.
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