Manifestations : Macron recevra les organisations lycéennes vendredi après-midi

Par Anne Bauer
Emmanuel Macron recevra des « lycéens et des représentants d'organisations lycéennes » vendredi à 15 heures à l'Elysée afin d'« écouter leurs revendications et inquiétudes » après les manifestations émaillées de violences, a annoncé jeudi la présidence. Seront présents des membres des « principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue » et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL). « C'est une bonne chose d'être reçus par le Président pour pouvoir évoquer les revendications des lycéens », a réagi auprès de l'AFP Nathanaël Combary, le président du Renouveau lycéen et militant du parti Renaissance. « Nous lui présenterons nos revendications qui sont toujours les mêmes : le bâti scolaire et Parcoursup, qui sont au coeur de nos préoccupations », a-t-il poursuivi. Pierre Sourzat, à la tête de l'organisation Les Lycéens, ne cache pas son scepticisme. « On sait très bien ce qui va se passer : il va nous écouter, il va faire semblant de nous avoir compris et puis après il n'y aura pas de suite », a-t-il déclaré à l'AFP. Selon lui, « l'intérêt de tout ça à la fin, c'est de pouvoir insuffler une dynamique lors des prochaines présidentielles et que l'éducation soit remise au centre des débats ».
Reprise du dialogue politique
Les différentes organisations lycéennes organiseront un point presse à proximité du palais de l'Elysée à l'issue de cette réunion, ont-elles déclaré. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit, lui, les réunir lundi aux côtés des organisations enseignantes, syndicales, patronales mais aussi des collectivités territoriales et des parlementaires « pour que le dialogue et le travail se poursuivent ». Un rendez-vous que des organisations étudiantes, comme la Fage, l'Union étudiante et l'Unef, et des organisations lycéennes, comme l'Union syndicale lycéenne, réclament. Elles souhaitent faire valoir auprès du Premier ministre leurs 10 mesures communes, évaluées à 10 milliards d'euros, dont une réforme des bourses et la création de 250.000 places à l'université. Les lycéens peuvent par ailleurs écrire jusqu'à vendredi soir minuit sur la plateforme gouvernementale, lancée en plein mouvement de contestation pour recueillir leurs doléances et leurs propositions, que le gouvernement a promis de prendre en compte pour amender le prochain budget de l'éducation. Baptisée « Lycéennes, lycéens : vous avez la parole », la plateforme affichait jeudi soir « 98.500 participants ». Le 15 octobre, Edouard Geffray rapportait que 70 % des écrits visaient les emplois du temps et classes surchargées, 28 % les professeurs non remplacés, 51 % le bâti scolaire et 14 % Parcoursup, dont la suppression fait partie des revendications des lycéens et étudiants mobilisés dans la rue. Le gouvernement a promis la transparence sur ces contributions et qu'il déposerait des amendements en fonction de ce qui en ressort.