Revue de presse

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« Le Blayais est un choix d'intérêt national pour toute la façade ...

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L’État doit valider quatre nouveaux sites d’implantation pour des réacteurs EPR2 dans les semaines qui viennent. Six territoires, chacun accueillant déjà des infrastructures nucléaires, sont candidates à un tel équipement : Nogent-sur-Seine, Golfech, Le Tricastin, Creys-Malville, Chinon et la Haute Gironde. Cette dernière réaffirme depuis plusieurs années déjà sa volonté de faire partie du lot, après un premier rang d’attribution à Penly, Gravelines et Le Bugey. « Nous sommes convaincus que le Blayais a vocation à en être le site de tête : un site capable d’éprouver les méthodes, de sécuriser les délais et les coûts, et de faire école pour la suite du nouveau nucléaire français. »

Implantation

L’option du Blayais présente de nombreux atouts « stratégiques », estiment les cosignataires. Par les compétences déjà déployées, ses atouts en termes de ressources, les infrastructures déjà en place en Nouvelle-Aquitaine, le niveau d’acceptabilité du territoire pour un tel projet, le développement du Campus des métiers « Maintenance en environnement sensible », qui réunit « 32 établissements, 188 entreprises et totalise 5 000 apprenants »… Mais aussi par son implantation géographique, « au point d’équilibre naturel entre le Nord, l’Ouest et le Sud du pays, sur le corridor atlantique qui relie Saint-Nazaire à la péninsule ibérique ».

« Nous sommes convaincus que le Blayais a vocation à en être le site de tête »

Les cosignataires mettent en avant un parc nucléaire pour l‘heure « concentré au Nord et dans la vallée du Rhône », alors même que les besoins progressent sur la façade Ouest, « portés par l’électrification de l’industrie et des transports et par de nouvelles filières électro-intensives ». Et par les nouvelles technologies, les signataires souhaitant voir la façade atlantique devenir « un hub numérique souverain ».

Décarbonation

Ces interconnexions, écrivent-ils, « s’inscrivent dans un programme porté par RTE d’environ 20 milliards d’euros en Nouvelle-Aquitaine d’ici 2040. […] La nation investit dans les autoroutes de l’électricité de la façade atlantique. Y adosser une production électrique décarbonée et pilotable au Blayais est essentiel pour la plus grande région de France en superficie ». « Pilotable » est ici un mot-clé, même si nul n’écarte l’option des énergies renouvelables. « La réindustrialisation et la décarbonation » nécessitent, estiment-ils, l’accès à « une électricité abondante, pilotable, bas-carbone et compétitive ». « Notre territoire en mesure déjà le besoin, bien au-delà de la Gironde ». (1) Dont le président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset, les présidents des conseils départementaux de Charente et de Charente-Maritime, Sylvie Marsilly et Jérôme Sourisseau, huit des douze députés et les six sénateurs de Gironde – manquent à l’appel les élus LFI et Les Écologistes, Edwige Diaz (RN) signant en sa nouvelle qualité de sénatrice –, des représentants du Conseil départemental de Gironde et d’intercommunalités de Haute Gironde, du Bordelais, du Libournais, comme de Haute Saintonge.