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«C'était la famille Adams» : Laurent Jacobelli (RN) raille ...

Le Figaro · 05/07/2026 · ← revue

«C’était la famille Adams» : Laurent Jacobelli (RN) raille les soutiens présents au meeting d’Édouard Philippe à Paris Le candidat Horizons a tenu son premier grand meeting à l’Adidas Arena dimanche. Le porte-parole du parti nationaliste a décoché quelques flèches à l’égard de celui qui pourrait être le rival du RN en 2027.

Dimanche, le candidat Horizons, Édouard Philippe, a tenu son premier grand raout politique à l’Adidas Arenas, lançant officiellement sa campagne. Dans son discours, le prétendant à l’Élysée a ciblé les potentielles différences de projet entre les nationalistes Marine Le Pen et Jordan Bardella : «Le RN c’est un “en même temps” qui ne s’assume pas», a-t-il raillé. «Je ne crois pas. De la part d’Édouard Philippe c’est assez drôle. J’ai vu un Édouard Philippe qui proposait de guérir tous les maux de la France que lui-même avait contribué à provoquer», rétorque ce matin sur Franceinfo le porte-parole du parti lepéniste, Laurent Jacobelli. «On a un Édouard Philippe qui est pour le nucléaire alors qu’il a fermé Fessenheim , un Édouard Philippe qui nous parle d’éducation, mais on voit bien dans quel état il a laissé le pays. Un Édouard Philippe qui oublie finalement qu’il a été premier ministre», griffe encore le député de la Moselle, référence au bilan de l’ancien premier ministre (2017-2020).

«Édouard Philippe, c’est l’homme des 80 km/h, l’homme de la dette, l’homme des gilets jaunes», estime-t-il. L’aspirant à la présidence a déjà commencé à rétropédaler sur certaines décisions prises lors de son bail à Matignon, dont celle de limiter la vitesse à 80 km/h contre 90 km/h auparavant. Un des éléments qui avait nourri la colère des Gilets Jaunes en 2018. Lors de sa «grande réunion d’appartement» fin juin, il a confié qu’il s’agissait de son plus gros échec politique.

«On ne va pas faire du neuf avec du vieux»

«Le en même temps, la schizophrénie, c’est chez lui qu’il faut aller la chercher», poursuit-il, voyant dans l’intervention du candidat «aucune proposition». Avant de tacler les nombreux soutiens présents, à l’instar de l’ancienne ministre sarkozyste, Nathalie Kosciusko-Morizet, disparue de la scène politique depuis dix ans ou encore les présences d’Agnès Buzyn ou Éric Woerth. «J’ai regardé la salle, c’était la famille Adams, il y avait toutes ces horreurs qu’on ne voulait plus voir», tonne le parlementaire, les accusant d’avoir «défilé» et «saccagé» le pays. Et de renchérir : «On ne va pas faire du neuf avec du vieux». «La France est atteinte de ras-le-bol de Macron. Macron peut prendre un autre visage, il peut s’appeler Édouard Philippe, Gabriel Attal , mais si c’est pour continuer à ne rien faire et à promettre tout et n’importe quoi, je crois que les Français n’en peuvent plus», tance encore le député, dont le parti attend la décision de la cour d’appel mardi dans l’affaire des assistants parlementaires du FN et qui scellera le sort de la cheffe du parti.