Avant une semaine décisive, comment Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu préparent le terrain pour de nouvelles dérives répressives - L'Humanité

De la jeunesse aux travailleurs précaires, la colère ne retombe pas. Face aux nombreuses mobilisations, le gouvernement refuse toute inflexion majeure et agite la menace des « violences urbaines » pour préparer le terrain en vue d’une nouvelle escalade répressive. « Pas normal ». Emmanuel Macron est catégorique, voire martial, tout cela n’est « pas normal ». Parle-t-il seulement des conditions d’études dans les lycées ou les facs ? De ces travailleurs obligés de choisir entre manger ou se chauffer ? De ces personnes en situation de précarité, contraintes de faire la manche dans les stations-service ? De cette jeunesse mutilée pour avoir manifesté ? Ce qui n’est « pas normal » pour le chef de l’État, c’est qu’à « six mois d’une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d’ébullition ». Comme si celui qui, après avoir perdu les élections législatives 2024, s’accroche à la moindre parcelle de pouvoir pour préserver sa politique, n’y était absolument pour rien dans l’explosion des mécontentements. Comme si celui qui n’avait que les mots « ordre » et « calme » à la bouche mais la matraque au bout de la main n’avait pas aussi, entre ses doigts, la clé de...