Voiries, médiathèque, achats de véhicules… un territoire du Val-de-Marne vient à la rescousse des communes rurales

Par Audrey Guettier
Dans la première couronne francilienne, il est rare de compter de nombreuses communes rurales. Dans le Val-de-Marne, la carte postale est pourtant assez contrastée entre des villes très urbanisées comme Créteil ou Bonneuil-sur-Marne, et des communes plus rurales comme La Queue-en-Brie ou Santeny. C'est pourquoi, le territoire Grand Paris Sud Est Avenir (GPSEA) a décidé de renouveler son fonds de solidarité territoriale pour les communes de moins de 14.000 habitants, le 14 octobre. Ce fonds vient leur apporter un soutien financier, en les aidant à investir. Sur la période 2027-2032, 9 millions d'euros seront attribués à huit communes du territoire : Noiseau, La Queue-en-Brie, Marolles-en-Brie, Santeny, Mandres-les-Roses, Périgny-sur-Yerres, Villecresnes et Ormesson-sur-Marne. Ces deux dernières venant de rejoindre l'aventure.
« Préserver la qualité des services publics de proximité »
« Ce fonds permet de financer des travaux d'équipements publics, que ce soit des voiries ou des bâtiments, mais aussi des biens mobiliers ou des études urbaines », détaille Anahita Dowlatabadi, secrétaire générale chez GPSEA chargée de ses questions. Lancé lors de la création du territoire GPSEA en 2016, le fonds a déjà investi 25,5 millions d'euros dans divers projets comme l'achat de véhicules pour les services municipaux, la police municipale intercommunale ou encore l'achat de mobiliers pour aménager un nouveau groupe scolaire à Villecresnes. GPSEA a également financé une médiathèque à Mandres-les-Roses, ouverte en février, a requalifié le terrain de football de Marolles-en-Brie et lancé les travaux d'un espace multisport à Périgny-sur-Yerres pour plus de 770.000 euros. « Cela permet à des communes de réaliser des projets qui n'auraient pas vu le jour sans le fonds », assure Anahita Dowlatabadi. A Ormesson-sur-Marne et Santeny, les municipalités ont opté pour le lancement d'études sur leurs centres-villes. Tandis qu'à Marolles-en-Brie, c'est la question de l'implantation des logements sociaux qui a fait l'objet d'une étude. Car la collectivité n'atteint pas les objectifs fixés par la loi SRU qui impose 25 % de logements sociaux. A Périgny-sur-Yerres, le maire (divers droite) Arnaud Védie a insisté sur le caractère « essentiel » de ce dispositif pour « préserver la qualité des services publics de proximité » et « garantir un développement équilibré entre toutes les villes de notre intercommunalité ».