Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass autonome (curl_cffi)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Thierry Jamain, président de la Communauté de communes Terres des Confluences - ladepeche.fr

ladepeche.fr · 03/10/2026 · ← revue

Thierry Jamain, président de la Communauté de communes Terres des Confluences

Les habitants identifient généralement leur commune, mais beaucoup moins leur intercommunalité. Comment expliquez-vous le rôle qu’elle joue aujourd’hui dans le développement du territoire ? Les habitants s’identifient naturellement à leur commune, qui reste l’échelon de proximité. Mais l’intercommunalité est devenue indispensable pour porter une ambition à l’échelle de notre territoire. À Terres des Confluences, nous mutualisons nos moyens pour agir dans des domaines essentiels : développement économique, aménagement, mobilité, déchets, logement, transition écologique ou encore numérique. Notre action renforce l’attractivité, soutient l’emploi et permet de mobiliser des financements. Elle est déterminante pour construire un territoire cohérent et solidaire. Alors que de nombreux territoires cherchent à attirer de nouveaux habitants, quels sont aujourd’hui les principaux atouts qui font la différence à l’échelle de votre intercommunalité ? Notre principal atout est de concilier qualité de vie, dynamisme économique et proximité des services. Terres des Confluences bénéficie d’un cadre de vie préservé, d’un tissu économique diversifié, d’en-treprises créatrices d’emplois et d’équipements répondant aux besoins des habitants. Les projets à venir ouvrent de nouvelles perspectives de développement. En tant qu’élus communautaires, nous avons la responsabilité d’accompagner cette dynamique tout en préservant l’identité de notre territoire. Notre attractivité se construit avec les communes, les entreprises, les associations et nos partenaires pour préparer l’avenir. Dans un environnement économique marqué par les incertitudes, quels sont, selon vous, les principaux leviers dont disposent les intercommunalités pour soutenir l’activité et l’emploi local ? Dans un contexte économique incertain, notre intercommunalité doit être un acteur de proximité capable d’agir concrètement pour l’activité et l’emploi. Nous accompagnons les entreprises dans leur implantation et leur développement et nous investissons dans les infrastructures, la mobilité, le numérique et la transition énergétique. Nous devons également favoriser les liens entre les entreprises et les acteurs de la formation et de l’emploi afin de mieux répondre aux besoins du territoire. Notre force est de fédérer ces acteurs pour anticiper les mutations et apporter des réponses adaptées. Les attentes des habitants ont profondément évolué ces dernières années. Qu’est-ce qui a le plus changé dans la manière de concevoir et de conduire les projets publics ? Les attentes des habitants ont évolué : ils souhaitent des services publics efficaces, mais aussi être davantage écoutés et associés aux décisions qui concernent leur quotidien. À Terres des Confluences, nous faisons de la transparence, de la concertation et du dialogue des priorités. Avec les communes, les associations, les entreprises et les habitants, nous voulons construire des réponses utiles et adaptées aux réalités du terrain. Notre ambition est claire : faire de la co-construction une méthode d’action pour préparer un avenir attractif, solidaire et durable. Thierry Delbreil, président de la Communauté des communes du Pays de Lafrançaise Face aux défis du logement, de l’emploi, des déplacements ou de l’accès aux services, qu’est-ce que l’échelle intercommunale permet de faire que les communes seules ne pourraient pas porter ? Je suis profondément convaincu que les grands défis de notre époque ne s’arrêtent pas aux limites communales. Les habitants vivent, travaillent, se déplacent et consomment à l’échelle d’un bassin de vie. Il est donc logique que les réponses publiques s’organisent à cette même échelle. L’intercommunalité est un moyen de donner davantage de force aux communes. En mutualisant nos moyens, nous pouvons investir davantage. C’est le cas, par exemple, avec la construction du dojo intercommunal à Meauzac. Cela permet aussi de recruter des compétences pour porter des projets plus ambitieux, comme les postes de coordination du projet alimentaire de territoire ou du contrat local de santé. L’avenir de nos territoires ne se construira ni dans l’isolement ni dans la concurrence entre communes, mais dans la coopération. C’est aussi pour cela que nous nous sommes dotés d’un projet de territoire définissant une ligne politique claire pour les années à venir. L’attractivité ne se résume plus à l’emploi. Comment les collectivités peuvent-elles agir sur le logement, les services ou encore le cadre de vie pour renforcer l’attractivité de leur territoire ? L’attractivité se construit au quotidien. Aujourd’hui, une entreprise choisit un territoire autant pour son dynamisme économique que pour la qualité de vie qu’il offre à ses salariés. Une famille s’installe parce qu’elle trouve un logement, une école, des services de santé, des commerces ou des équipements sportifs et culturels. C’est précisément le rôle d’une intercommunalité : fédérer les communes autour d’un projet partagé qui renforce l’attractivité de tout le territoire, sans opposer le centre et la périphérie. Encore faut-il que l’État nous donne les moyens suffisants pour agir. La baisse des dotations allouées à l’intercommunalité ces dernières années constitue un frein au développement de notre territoire et donc à son attractivité. Les entreprises évoquent régulièrement les enjeux de recrutement, de foncier ou encore de mobilité des salariés. Comment les collectivités peuvent-elles contribuer à répondre à ces défis ? Les collectivités ont un rôle de facilitateur. Elles peuvent accompagner les projets d’implantation, développer des solutions de mobilité et travailler avec les acteurs économiques, de l’emploi et de la formation. Mais l’attractivité économique dé-pend aussi de la capacité à loger les salariés, à offrir des services et un cadre de vie de qualité. C’est précisément parce que ces sujets sont liés que l’action intercommunale prend tout son sens. Elle permet d’avoir une vision de long terme, au service de l’emploi local et de la vitalité de nos communes. Le numérique, l’intelligence artificielle et les nouveaux usages offrent de nouvelles perspectives aux collectivités. Quels sont, selon vous, les principaux enjeux et opportunités pour les territoires ? Le numérique et l’intelligence artificielle constituent des leviers pour améliorer le service public et simplifier les démarches. Mais ils ne remplaceront jamais la proximité hu-maine, qui reste au cœur de l’action publique. Cette révolution ne doit pas créer une nouvelle fracture entre les territoires ou entre les citoyens. Pour y faire face, nous pouvons nous appuyer sur des services de qualité et de proximité, comme France services. Je crois à une intercommunalité qui conjugue proximité, efficacité et innovation, parce que c’est ainsi que nous préparerons durablement l’avenir de nos territoires.