Revue de presse

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Rénovation de la tour Montparnasse : la mairie de Paris intervient dans le dossier, suspendu à un accord entre copropriétaires

Le Monde · 27/07/2026 · ← revue

Les principaux copropriétaires de la tour Montparnasse ont été réunis, lundi 27 juillet, par le maire (Parti socialiste) de Paris, Emmanuel Grégoire, pour évoquer la rénovation de l’édifice, menacée par un conflit interne, ce qui a permis de « poser les bases » avant un nouveau rendez-vous, selon son entourage. La semaine passée, les copropriétaires du plus haut gratte-ciel de la capitale ont validé la préparation des travaux de désamiantage, mais ils ont conditionné le démarrage de cette première étape de la rénovation de l’édifice à la fin des dissensions internes qui opposent certaines parties. Il s’agit surtout de trouver un accord concernant les étages destinés à la création d’un hôtel, détenus par plusieurs copropriétaires qui ne s’entendent pas sur une exploitation commune ou sur des échanges de surfaces. Ces transferts vers d’autres étages et l’abandon de recours engagés en justice, sont aussi posés comme conditions. Emmanuel Grégoire « a écouté » et « a compris un certain nombre de problèmes », rapporte Frédéric Lemos, un des copropriétaires présents à la réunion.

Délais serrés

« La réunion a permis de poser les bases » et il y aura un deuxième rendez-vous, a déclaré à l’Agence France-Presse l’entourage de l’édile socialiste, évoquant « un souhait commun de travailler sereinement et à l’abri de la pression médiatique ». « Le maire a souhaité que l’on se revoit à la fin de l’été et que, d’ici là, les copropriétaires devraient travailler en bonne intelligence collective », poursuit Frédéric Lemos, ex-président du conseil syndical de la tour. Le permis de construire expire fin novembre et implique que les travaux débutent impérativement avant, sous peine de devoir revoir entièrement le projet avant de déposer une nouvelle demande de permis. Emmanuel Grégoire « a conscience qu’il s’agit d’un projet privé », dans lequel il peut difficilement influencer les négociations internes, et il « s’est placé en garant de l’intérêt des Parisiens, étant donné que ce projet est ultra-visible », ajoute M. Lemos. Sur la table depuis 2015, la vaste rénovation prévoit une métamorphose en tour vitrée avec terrasses arborées, accueillant hôtel, commerces et services, ainsi qu’une serre agricole sur le toit, pour un coût global qui a explosé, passant de 300 millions d’euros annoncés initialement en 2017 à 800 millions, selon l’évaluation la plus récente.