Raphaël Glucksmann promet une « révolution écologique » en cent jours s’il est élu président de la République
Raphaël Glucksmann, officiellement candidat à la présidentielle depuis deux jours, a choisi, pour son premier déplacement de campagne, mardi 25 août, de se lancer dans l’ascension d’une éolienne aux côtés du sénateur écologiste Yannick Jadot. « La transformation écologique est l’axe majeur de notre projet, a annoncé l’essayiste et cofondateur du parti Place publique devant la presse. Dès notre victoire, nous engagerons les cent jours de la révolution écologique. » Ces cent jours vont « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole », « vont lui redonner sa souveraineté, vont faire de la lutte contre le réchauffement climatique l’alpha et l’oméga des politiques publiques », a-t-il martelé depuis le parc éolien de la société Valorem, en Charente-Maritime. Il regrette qu’Emmanuel Macron n’ait « pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années ». « C’est fini, les zigzags ! », a-t-il encore assuré. L’eurodéputé s’est dit « particulièrement honoré » du soutien de Yannick Jadot, qui a annoncé son ralliement lundi et sera chargé de préparer la mise en place d’un « état d’urgence écologique » dans son programme. Ce dernier avait lui-même porté le thème de l’éolien dans son programme de 2021, lorsqu’il était en campagne pour la présidentielle.
« La révolution écologique, c’est une révolution industrielle »
Les deux hommes ont de nombreux points d’entente, a insisté Raphaël Glucksmann. Ils sont « d’accord sur l’urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole, sur les efforts massifs qui doivent être faits en matière de rénovation thermique des bâtiments, d’efficacité énergétique, de transport électrique, de sobriété ». « On est d’accord sur le fait que la France est en retard sur le développement des renouvelables. Et on est d’accord que l’objectif, c’est la décarbonation de l’économie », a-t-il égrené. Mais « on ne va pas se cacher les choses », a-t-il reconnu. Il y a un point « qui reste à discuter » : « la question des nouveaux réacteurs nucléaires ». Raphaël Glucksmann estime qu’il faut développer de nouveaux EPR, contrairement à Yannick Jadot. « On va trouver une solution et d’ici un mois, un mois et demi, on présentera les cent jours de la révolution écologique », a poursuivi le candidat. Selon Yannick Jadot, les alliés sont « d’accord sur le fait qu’il faut sécuriser, maintenir en état et former des compétences sur le parc nucléaire existant ». Ils sont prêts à travailler « à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d’ici [à] la mi-temps du siècle », a abondé l’ancien candidat à la présidentielle. Pour Raphaël Glucksmann, « la révolution écologique, c’est une révolution industrielle. On se battra pour qu’on produise à nouveau chez nous, qu’on ne soit pas dépendant en tout de la Chine », comme pour la production de panneaux photovoltaïques.