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Quatre communes d'Île-de-France reprennent l'expérimentation des radars sonores - Les Echos

Les Échos · 13/07/2026 · ← revue

Par Audrey Guettier

Dans quelques semaines, les véhicules qui passeront par Villeneuve-le-Roi et Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, pourront connaître leur niveau de décibels. En effet, les deux communes font partie d'une expérimentation menée par la Métropole du Grand Paris pour déployer des radars sonores pédagogiques et sensibiliser aux nuisances sonores. « Le bruit routier est la première source de pollution sonore dans l'environnement métropolitain exposant plus de 80 % des métropolitains à des niveaux sonores au-delà des seuils de bruit recommandés par l'Organisation Mondiale de la Santé. » rappelle-t-elle dans sa délibération sur ce nouveau dispositif. « Nous avons choisi un axe qui ne devrait pas servir aux poids lourds, mais qui supporte un trafic routier à cause d'un report de circulation », explique Didier Gonzales, maire (LR) de Villeneuve-le-Roi et conseiller délégué à la lutte contre le bruit pour la Métropole. Même chose à Villeneuve-Saint-Georges, où la commune a choisi d'installer ce radar dans un quartier pavillonnaire. « Nous allons également remettre à plat le plan de circulation de la ville et créer des zones à 30 km/h en complément pour réduire la vitesse et ainsi limiter les nuisances sonores », détaille Kristell Niasme, maire (LR) de Villeneuve-Saint-Georges. A défaut d'empêcher les détournements dans des quartiers résidentiels peu adaptés à un important trafic, les municipalités misent sur la prévention pour modifier le comportement des conducteurs et réduire les nuisances sonores.

Treize communes

Aujourd'hui, une première phase est en cours pour l'installation avec l'observatoire francilien Bruitparif dans quatre communes dont les deux du Val-de-Marne, Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine et Coubron en Seine-Saint-Denis. Au premier trimestre 2027, treize communes supplémentaires seront munies de ce nouvel outil. En tout, 26 communes devraient en bénéficier à terme. Le sujet est sur la table depuis un moment. Dès 2021 et 2022, Rueil-Malmaison et Villeneuve-le-Roi avaient testé les premiers dispositifs. Desélus de la Haute-Vallée de Chevreuse dans les Yvelines s'étaient aussi mobilisés pour obtenir leur radar sonore pour étudier les nuisances sonores provenant des deux-roues. Si aujourd'hui, ces dispositifs antibruit sont surtout là pour faire de la prévention, les deux maires du Val-de-Marne gardent espoir que ces radars servent un jour à verbaliser. « Cela reste dissuasif », affirme Kristell Niasme. Car, pour l'instant, l'Etat bloque sur la métrologie à adopter avant de pouvoir sanctionner les véhicules trop bruyants. « Or, c'est un gros enjeu de santé publique car le coût social et sanitaire du bruit routier dans la Métropole s'élève à 12,2 milliards d'euros », ajoute Didier Gonzales.

Audrey Guettier