Présidentielle 2027 : plus de 200 élus de droite et du centre appellent à une « primaire ouverte »

Plus de 200 élus ont appelé, mercredi 26 août, à une « primaire ouverte » de la droite et du centre pour désigner un candidat unique à la présidentielle, dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro. Parmi eux, le centriste Hervé Morin, l’ancienne ministre Véronique Louwagie (Les Républicains, LR), et le maire de La Baule-Escoublac, Franck Louvrier (LR). « La campagne telle qu’elle se présente aujourd’hui nous mène inéluctablement à la dispersion au premier tour et à la disparition au second », alertent les signataires, qui lancent également une pétition en ce sens. La droite et le centre comptent actuellement quatre candidats en lice : les ex-premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal, Bruno Retailleau (LR) et le président de l’Association des maires de France, David Lisnard – ce proche d’Hervé Morin a lui-même relancé son appel à une primaire ouverte mardi dans les colonnes du Monde. Les signataires alertent sur la possibilité d’un second tour entre la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, et celui de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qu’esquissent les derniers sondages.
Un appel à la responsabilité des candidats
« Ce scénario n’est pas une fatalité si nous voulons bien nous donner les moyens de n’avoir qu’un seul candidat au premier tour, issu d’une primaire ouverte » organisée cet automne, écrivent-ils, fustigeant « l’hypocrisie des discours des candidats » qui attendent que les sondages les départagent. « L’histoire a démontré que les favoris de l’automne précédent n’ont jamais été, ou presque, les vainqueurs du printemps suivant », préviennent les signataires, qui craignent que les candidats ne pourront « être débranchés » sans primaire. Dans un entretien au Figaro, Hervé Morin estime qu’aucun des candidats du bloc central « n’est en mesure de créer à ce stade un élan suffisamment fort pour éviter une catastrophe ». Sur BFM-TV, Bruno Retailleau a assuré « ne pas avoir d’opposition de principe à une primaire » et a rejeté la responsabilité sur Edouard Philippe et Gabriel Attal qui la refusent. Dans la tribune, les élus limitent la primaire aux candidats de droite et du centre qui signeraient une charte « de valeurs et de principes communs », comme l’attachement à l’économie de marché, l’ancrage européen et « la régulation de l’immigration ». Ils proposent que chaque candidat recueille le parrainage de « 300 maires issus de 30 départements, avec un maximum de 30 maires par département ». « Ceux qui refuseront ce rendez-vous devront s’en expliquer devant » les Français, préviennent les signataires, qui appellent les citoyens à « une mobilisation massive » et à signer la pétition « pour faire en sorte qu’il n’y ait qu’un seul candidat de la droite et du centre ».