Revue de presse

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Présidentielle 2027 : Bruno Le Maire publie un manifeste « pour une autre France »

Le Monde · 23/08/2026 · ← revue

L’ex-ministre de l’économie Bruno Le Maire a publié, dimanche 23 août, un manifeste d’une soixantaine de pages « pour une autre France », un texte d’« un homme libre » qui veut « lancer le débat sur la France que nous voulons » à l’occasion de la campagne présidentielle, à laquelle il n’exclut pas de participer. Pour l’ancien ministre, en retrait de la politique depuis deux ans, il y a trois priorités : « l’autorité », « la prospérité », « la souveraineté ». Concernant l’autorité, « l’Etat doit restreindre le champ de son action à la sécurité du territoire, à la protection des personnes, à l’éducation et à la santé. Tout le reste doit être délégué », juge-t-il. Sur la prospérité, il faut, selon lui, « rompre avec cette idée fausse, que nous pourrions travailler moins et gagner plus ». « Nous payons aujourd’hui les choix faits sur les retraites en 1981. Les 1 000 milliards [d’euros] de dette [publique supplémentaire depuis 2017], qui sont désormais 1 300, et qui seront demain beaucoup plus encore, sont le produit de cet aveuglement ». Quant à la souveraineté, comme « le destin de la France et le destin de l’Europe ne font plus qu’un », il plaide pour une fédération d’Etats nations à six (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, Pays-Bas) qui « définira un nombre restreint de politiques publiques sur lesquelles les nations membres décideront de mettre leurs ressources en commun » et « disposera du poids politique pour imposer ses vues » à l’Union européenne.

« Trois décisions » sur le long terme

Dans Le Parisien Dimanche, l’ancien ministre juge « qu’une crise globale des dettes souveraines est possible » avec la remontée en cours des taux d’intérêt. « Nous avons quelques mois, au plus, pour prendre les décisions nécessaires », avertit-il en prônant la désindexation des pensions de retraite, des aides sociales et du barème de l’impôt sur le revenu. « Sur le long terme, nous avons besoin de trois décisions : une règle constitutionnelle sur la bonne tenue des comptes, une réforme des retraites avec un âge légal de départ à la retraite à 65 ans et une part de capitalisation, de la souplesse dans le recrutement des fonctionnaires », estime-t-il. Il propose également « de basculer le financement de notre modèle du travail sur la consommation par une augmentation de 2 à 3 points du taux de TVA ». « En contrepartie, les charges salariales baisseront et le salaire net augmentera », écrit-il, se disant favorable à « une augmentation immédiate du smic ».