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Les députés socialistes dévoilent leur plan pour augmenter les salaires et taxer les plus riches en 2027

Le Monde · 16/09/2026 · ← revue

Les députés socialistes proposent de renforcer la taxation sur les gros héritages afin de financer une hausse des salaires nets, dans le cadre de leurs propositions pour le budget 2027, qu’ils présentent, mercredi 16 septembre, à l’Assemblée nationale. Cette hausse de salaires pour 21 millions de travailleurs gagnant jusqu’à 2 700 euros net par mois passerait par la mise en place d’une CSG progressive, et serait financée par la création d’une CSG sur les héritages très élevés, avec pour objectif de répartir le financement du modèle social « entre les rentiers et les travailleurs », selon un document transmis à l’Agence France-Presse. Concrètement, pour une personne au smic, le taux de CSG passerait de 9,2 % à 0,55 %, signifiant par exemple pour un célibataire sans enfant un gain de 130 euros net par mois, tandis que pour un couple avec un enfant rémunéré chacun 2 000 euros net par mois, le taux de CSG passerait de 9,2 % à 1 %, soit un gain de 235 euros net par mois. Ces baisses d’impôts seraient compensées par un nouveau système qui propose de taxer les héritages en fonction du total reçu par chaque héritier au cours de sa vie, plutôt que transmission par transmission. Ainsi, les plus gros héritiers seraient davantage taxés.

Un smic à 1 700 euros net

Serait aussi mise en place une CSG progressive sur les revenus d’activité. Les députés proposent par ailleurs – comme le parti dans son projet – d’augmenter le smic à 1 700 euros net. En tout, les députés socialistes proposent 39,5 milliards d’euros de recettes fiscales nouvelles, dont 10 milliards d’euros dégagés par cette nouvelle imposition sur les hauts héritages, 15 milliards d’euros par la taxe Zucman, qui devrait faire son retour dans le débat budgétaire après avoir été au cœur des discussions l’an dernier, ainsi que 10 milliards d’euros issus d’une taxe sur les multinationales du numérique. En miroir, ils proposent non seulement une hausse du pouvoir d’achat des travailleurs, mais aussi 22 milliards d’euros de dépenses nouvelles, dont 10 milliards d’euros pour lutter contre le réchauffement climatique et s’adapter à ses conséquences, 5 milliards d’euros pour la santé et 3 milliards d’euros pour financer la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles sur les femmes et les enfants, examinée en cette rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale. Ils prévoient par ailleurs de dégager 17,5 milliards d’euros grâce à des mesures d’économies et de lutte contre la fraude : niches fiscales, économies sur le fonctionnement de l’Etat, réorganisation du système de santé, prévention en santé, etc. Les députés estiment avec leurs propositions de budget la réduction du déficit en 2027 à 24 milliards d’euros, soit une réduction de 0,8 point de PIB.