Le maire d’une petite commune de Gironde, parti à Djibouti, s’est vu suspendre son indemnité

Le maire d’une petite commune de Gironde, parti à Djibouti, s’est vu suspendre son indemnité INFO LE FIGARO - L’édile de Casseuil, David Gauthier, qui a déménagé a Djibouti pour suivre son épouse fin août, n’a toujours pas quitté ses fonctions. Le sous-préfet de la Gironde a en revanche suspendu son indemnité à partir du 7 octobre.
À Casseuil (Gironde), un village de 363 âmes situé à une heure en voiture de Bordeaux, la situation politique est toujours ubuesque. Le maire David Gauthier, élu en mars, a déménagé à Djibouti pour suivre son épouse fin août. Retour prévu dans trois ans. L’élu, qui ne souhaite pas répondre aux questions de la presse, a refusé de démissionner et de diminuer son indemnité de maire. Aux dernières nouvelles, il voulait continuer à exercer son mandat en visioconférence. Une décision qui suscitait la controverse parmi ses administrés, lesquels déploraient dans nos colonnes, début octobre, de ne pas pouvoir « toquer à la porte » de leur maire. Depuis, le sous-préfet de la Gironde a tranché. L’indemnité de l’édile a été suspendue à partir du 7 octobre et jusqu’à son retour sur le territoire français. La décision a été entérinée par une séance houleuse du conseil municipal, qui s’est déroulée en l’absence du maire, mercredi. « J’avais demandé la diminution de son indemnité de 50% dès juillet et vous ne m’avez pas écouté. C’est dommage, car cela a foutu le ramdam dans le village alors que le préfet a été plus sévère que moi. Si vous m’aviez écouté… », s’est agacé l’élu d’opposition et ancien maire Jean-Claude Masson. Comme d’autres administrés, il ne décolère toujours pas à l’idée que les habitants aient découvert la nouvelle en ouvrant le journal municipal en septembre. « C’était facile d’envoyer un mail, cela se fait non ? Je pense qu’il faudrait communiquer et prévenir les habitants sur cette décision aussi », insiste-t-il. « Ce n’est plus la peine d’ergoter, on nous demande juste de voter », a rétorqué une élue de la majorité. La mesure a été adoptée à l’unanimité. Bouleversée par le départ de son maire, l’équipe municipale en place tente de maintenir son cap. La première adjointe du bourg, Christine Darnauzan, a toutefois présenté sa démission le 26 octobre. Jean-Yves Armisen, jusqu’ici deuxième adjoint, lui succédera.