Le député LFI Sébastien Delogu dénonce une « campagne de dénigrement » après sa garde à vue suivant son altercation avec des policiers

Le député (La France insoumise, LFI) des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a dénoncé, vendredi 28 août, « une campagne médiatique de dénigrement, alimentée par des fuites policières mensongères », au lendemain de sa garde à vue décidée après une altercation avec des policiers. Dans un communiqué, l’élu marseillais s’insurge contre « des accusations d’outrage nullement étayées (et qu’[il] réfute) » et qui lui ont valu « huit heures de garde à vue » alors que, dit-il, il s’était présenté « volontairement » au commissariat, jeudi après-midi. « A l’issue de cette procédure démesurée, dont la presse a été informée en temps réel, à chaque étape, contrevenant à toutes les règles de la confidentialité, le parquet a décidé de me renvoyer devant le tribunal correctionnel » le 13 novembre, s’insurge M. Delogu, qui « réfute absolument les accusations relayées dans la presse [lui] reprochant d’être intervenu pour faire obstacle à une intervention policière dans [son] immeuble ». Le parquet de Marseille avait confirmé, jeudi, le placement en garde à vue de Sébastien Delogu dans le cadre d’une « enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Trois policiers ont porté plainte contre le député après l’incident, survenu le 24 août, le parlementaire déposant de son côté une plainte contre X pour injures et violences physiques. « C’est moi qui ai été injurié et agressé sans aucune raison », affirme l’élu dans son communiqué.
Vidéo de l’incident
Les faits s’étaient produits vers 15 h 15, alors que trois policiers en civil, à la recherche d’un homme soupçonné d’un vol de montre, tentaient de pénétrer dans l’immeuble où habite le député au moment où celui-ci rentrait chez lui. Affirmant que les agents n’avaient pas décliné leur identité, M. Delogu a, dans un premier temps, refusé de les laisser entrer avant de les retrouver quelques instants plus tard sur son palier, où les échanges ont dégénéré. Le parlementaire avait transmis aux médias des enregistrements vidéo partiels de l’incident. D’autres ont également circulé. Selon la version du député, l’un des policiers l’a insulté, le traitant de « merde » et lui lançant « Tu pues de la gueule » avant d’appuyer « son poing fermé sur [sa] poitrine ». De leur côté, les trois fonctionnaires de police ont affirmé dans des procès-verbaux que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter que M. Delogu s’était opposé « physiquement » à leur entrée dans l’immeuble, avant de les traiter notamment de « bande de fatigués » ou encore, pour l’un d’eux, de « trou du cul ». L’homme recherché pour vol a été interpellé sans encombre, jeudi, dans un appartement situé en face de celui de M. Delogu. Jugé en comparution immédiate, il a été relaxé, a déclaré, vendredi, le parquet à l’AFP.