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« La sécurité civile doit être une grande priorité nationale » : l’appel de 150 élus

Le Monde · 30/07/2026 · ← revue

Et si la question n’était plus de savoir si nous connaîtrons de nouvelles crises, mais de savoir si nous serons prêts lorsqu’elles surviendront ? Pour cette raison, la sécurité civile doit être une grande priorité nationale. Dans un contexte où les crises auxquelles notre pays doit faire face se multiplient, s’intensifient et évoluent, une question essentielle se pose : sommes-nous aujourd’hui suffisamment préparés aux crises de demain ? Incendies, inondations, épisodes de chaleur extrême, crises sanitaires, industrielles ou technologiques : les risques sont désormais pluriels et peuvent se cumuler, toucher plusieurs territoires simultanément et dépasser les capacités habituelles d’intervention. Les feux qui touchent actuellement plusieurs territoires français en sont une nouvelle illustration. Face à cette réalité, une évolution profonde de notre modèle de sécurité civile est nécessaire : ne plus seulement intervenir lorsque la crise survient, mais investir davantage dans l’anticipation, la prévention et la résilience de nos territoires. Différentes mesures doivent être prises sans attendre. Il faut tout d’abord renforcer considérablement et durablement les moyens humains et matériels des services de secours. Il nous faut également mieux anticiper les conséquences du changement climatique et l’évolution des risques. Soutenir et développer le volontariat des sapeurs-pompiers s’avère également déterminant, tout comme renforcer la culture du risque et préparer la population. Il faut enfin développer les capacités de prévention et de protection, au niveau local comme national.

Chaîne de protection collective

L’ambition est de faire de la protection des populations un véritable pilier de notre politique de résilience et de souveraineté. Cette démarche a déjà suscité une mobilisation particulièrement forte des élus. Nous sommes des élus aux responsabilités diverses et complémentaires : présidents de région et de département, responsables de service départemental d’incendie et de secours, parlementaires, maires, présidents d’intercommunalité, conseillers régionaux, départementaux et métropolitains, ainsi que de nombreux élus municipaux. Nous sommes liés par une volonté commune, au-delà des appartenances politiques et des différences entre territoires : faire de la capacité de notre pays à anticiper, prévenir et affronter les crises un sujet national, durable et transversal. Car la résilience repose avant tout sur une chaîne de protection collective. Sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, personnel de la sécurité civile, militaires, forces de l’ordre, agents des collectivités, associations et bénévoles jouent chaque jour un rôle essentiel pour protéger les populations. Les remercier et leur rendre hommage lorsque survient une catastrophe est indispensable. Mais leur donner les moyens d’agir avant qu’elle ne survienne l’est tout autant. Le Beauvau de la sécurité civile doit déboucher dès le début du mois de septembre sur des décisions concrètes et une ambition financière à la hauteur des défis qui nous attendent, sans attendre l’élection présidentielle. André Accary, président du département de Saône-et-Loire (LR) et président de la commission services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ; Jean-Paul Bosland, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France ; Nicolas Daragon, ancien ministre chargé de la sécurité du quotidien, maire LR de Valence (Drôme), premier vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes ; Serge Delaigue, président du conseil d’administration du service départemental d’incendie et de secours de la Métropole de Lyon et du Rhône ; Justine Gruet, députée LR du Jura ; Christophe Guilloteau, président du département du Rhône (LR) et du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires ; Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (LR) ; Mickaël Paccaud, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes délégué à la santé, maire LR de Mions (Rhône) ; Marie-Agnès Petit, présidente du département de la Haute-Loire (LR) et présidente du SDIS ; Olivier Richefou, président du département de la Mayenne (UDI), président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours ; Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon (LR). La liste complète des signataires est à retrouver ici.