Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeAbonné (cookies session)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

La métropole de Lyon change sa politique de végétalisation pour s'adapter au climat - Les Echos

Les Échos · 05/11/2026 · ← revue

Par Françoise Sigot

Après avoir planté plus de80.000 arbres et arbustes durant la dernière saison hivernale et environ 50.000 la précédente, la métropole de Lyon change de braquet. Le nouvel exécutif de la collectivité annonce vouloir passer d'une « logique de quantité à une logique de qualité ». « Cela signifie planter là où les besoins sont les plus importants, choisir des essences adaptées au climat de demain et surtout garantir la pérennité de nos plantations. Nous voulons construire cette politique avec les maires, au plus près des réalités et des attentes des habitants », explique Bastien Joint, vice-président de la Métropole de Lyon. Ce nouveau mode de faire devrait être précisé dans les prochains mois. En attendant la collectivité se borne à indiquer qu'elle souhaite « poursuivre massivement les plantations ». Elle vient ainsi de lancer la mise en terre de 11.000 plans forestiers à Genay, au nord de Lyon sur trois sites inclus dans un Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT), qui interdit l'urbanisation.

Cartographie à venir

La démarche qualitative devrait notamment passer par des tests de nouvelles essences. Un travail déjà engagé dans le mandat précédent avec l'arrivée massive dans les rues et parcs métropolitains de chênes, sophoras, érables et micocouliers, plus résistants à la chaleur à la sécheresse et aux maladies que d'autres variétés comme les platanes, fortement présents en milieu urbain. Avant de définir sa nouvelle politique de végétalisation, la métropole a demandé à l'Agence d'urbanisme de réaliser un travail de cartographie des secteurs prioritaires à verdir. Cette cartographie du territoire permettra d'identifier les zones les plus vulnérables en croisant plusieurs critères : densité urbaine, exposition aux fortes chaleurs, fragilités sociales et déficit de végétation. Cette démarche intégrera également les contraintes techniques, notamment la présence de réseaux souterrains, afin de garantir la faisabilité et la pérennité des plantations. Enfin, l'infiltration des eaux, mais aussi leur réutilisation lorsque cela est possible et la préservation de l'humidité des sols feront également partie des éléments pris en compte pour définir les futurs terrains qui accueilleront des arbres et arbustes.

Françoise Sigot (Correspondante à Lyon)