Revue de presse

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Jean-Michel Aulas réintégré à son poste à la Métropole de Lyon après trois mois de mise à l’écart, accusé d’avoir mal géré une plainte pour viol

Le Monde · 10/09/2026 · ← revue

Jean-Michel Aulas, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais (OL), a été réintégré, jeudi 10 septembre, dans l’exécutif de la Métropole de Lyon, dont il avait été écarté en juin, accusé d’avoir mal géré une plainte pour viol contre l’un de ses anciens conseillers, a annoncé la collectivité dans un communiqué. « J’ai tranché pour l’institution et le territoire, pas pour des personnes », a déclaré la présidente de la métropole, Véronique Sarselli (Les Républicains), expliquant avoir décidé de restituer ses délégations de vice-président à M. Aulas et à deux de ses proches. Elle leur a toutefois adressé « un rappel clair des règles qui s’imposent à tous les membres de l’exécutif : loyauté, solidarité, travail collectif et respect de la parole de l’institution ». Connu pour son verbe haut, Jean-Michel Aulas n’a cessé depuis trois mois de contester sa mise à l’écart, en attaquant dans les médias et en justice celle avec qui il avait pourtant fait alliance lors des élections de mars.

Rare mea culpa

En mai, deux mois après la défaite de M. Aulas à la mairie de Lyon, une militante avait porté plainte contre le directeur de communication de la campagne pour viol sous soumission chimique, ce que nie le mis en cause. Elle avait alerté l’ancien patron de l’OL et d’autres membres de son équipe dès le mois de février, sans que le collaborateur en question soit écarté ou suspendu. Jean-Michel Aulas a toujours soutenu avoir « agi dans le seul but de protéger la jeune femme ». Cité dans le communiqué, il fait un rare mea culpa. « Le recul me permet aujourd’hui de reconnaître que mon appréciation initiale de la situation n’a pas été pleinement adaptée et que certaines de mes réactions n’ont pas toujours été opportunes ». Néanmoins, pour l’opposition écologiste à la métropole, sa réintégration « symbolise le manque d’éthique de la droite métropolitaine, le manque de considération pour la victime » ou encore « une certaine fébrilité de la présidente de la métropole sur la solidité de sa majorité ». « Depuis la révélation de cette affaire, aucune mesure de lutte contre les violences sexistes et sexuelles n’a été prise par la collectivité », à part l’annonce d’une mission sur le sujet, regrettent Renaud Payre et Fanny Dubot, coprésidents du groupe écologiste dans une déclaration transmise aux médias.